samedi 19 mai 2018

Commissions d'intervention. Voici le texte que vous devrez lire devant le conciliateur.



Par Gérard Faure-Kapper

Après avoir reconstitué les comptes et réalisés les études pour demander le remboursement des commissions d'intervention, nous avons (pour la plupart des dossiers):

1) Envoyé l'étude à l'agence

2) Envoyé l'étude au médiateur

3) Envoyé l'étude au conciliateur (avant la réglementation de novembre 2016)

4) Envoyé le dossier à la Répression des Fraudes



Toutes ces démarches ont portés sur près de 700 dossiers.

A part quelques négociations, ces actions n'ont pas apporté de résultats probants.


Par contre, presque tout ce qui a été présenté au tribunal a permis la condamnation de la banque et le remboursement des frais. 


Compte tenu des jurisprudences que nous avons créé.

Compte tenu des nouvelles procédures de réglement des conflits qui nous sont favorables.

Compte tenu du soutien de la Cour d'Appel de Paris.

Compte tenu du soutien de la répression des fraudes.

Compte tenu d'études encore plus précises.

Compte tenu de l'incompétence légendaire des services juridiques des banques.


Nous relançons une offensive généralisée sur le front des conciliateurs de justice.


Vous avez du recevoir la nouvelle étude en PDF

Ainsi que le document à lire devant le conciliateur (version complète de 4 pages)


Ainsi équipé, vous pouvez passer à l'acte.


Bien entendu, si vous n'avez rien reçu, ou si vous avez des explications à demander, n'hésitez pas à nous contacter sur

aplombfrance@gmail.com

Laissez votre n° de téléphone, et on vous rappelera.


Juste après ces actions, en juin,  nous compléterons cette action en attaquant sur les lettres MURCEF. (Egalement illégales).


Non, nous ne laisserons pas les banquiers respirer, et au lieu de passer leur temps sur OPODO pour réserver leurs vacances, ils devront se pencher sur les dossiers qui arriveront des tribunaux.


En attendant, voici la première page de la note à lire devant le conciliateur de justice.



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Note destinée au conciliateur.
(Ne lire que la 1ère page et donner le tout au conciliateur)

LES FAITS

J’ai demandé à un expert de reconstituer tous les mouvements sur mon compte afin de calculer le coût de mes découverts ainsi que le TEG inhérent.

Il s’avère que la banque a systématiquement omis d’inclure dans le taux, les frais liés aux découverts, facturés et débités sur mon compte sous le libellé « commissions d’intervention »

Cette omission fait que le TEG est erroné, et le taux réel dépasse largement le seuil de l’usure.

Je demande donc le remboursement de ces facturations afin que le TEG ne dépasse pas le seuil légal de l’usure.


LA REPONSE DE LA BANQUE

La banque définie l’intervention comme un « traitement particulier consistant en un examen du compte. La commission qui rémunère l’intervention est prélevée quelle que soit le sort réservé à l’écriture et donc n’est pas lié à l’accord d’un crédit. »

Cette définition de circonstance a été établie par des juristes afin de masquer le lien direct entre la décision et la rémunération.

La banque s’appuie également sur un arrêt de cassation du 8 juillet 2014. Il s’agit d’un arrêt d’espèce, sans portée générale. Il a été constaté que la Société Nancéenne Varin Bernier prélevait ces frais. Chaque banque a ses conventions de compte et ses grilles tarifaires qui lui sont propres.


LA REALITE DANS MON AGENCE

Ces arguments du service juridique de la banque ne correspondent en rien à la réalité et aux faits ici exposés. Voici comment les choses se passent dans une agence.

Une écriture qui se présente à découvert est considérée comme une demande tacite de crédit.
L’intervention de l’agent consiste en l’étude de cette demande de crédit.

Si l’agent accepte d’accorder un découvert.
Celui-ci permettra à l’écriture d’être payée.

Si l’agent n’accorde pas le découvert.
L’écriture sera rejetée.
Néanmoins, l’agent devra quand même autoriser un découvert moindre afin que la facturation du « forfait de refus » puisse être débitée sur le compte.

Pour rémunérer cette étude de crédit, la banque se rémunère par la facturation d’une « commission d’intervention » qui alourdit naturellement le coût du découvert et en augmente mécaniquement le taux.










vendredi 18 mai 2018

Nouvelle victoire. La Cour de Cassation donne raison à notre cliente sur la non validité d'une déchéance du terme


Par Gérard Faure-Kapper

Ce type d'affaire est devenu très courant.

Voici une victoire collective obtenue en cassation pour une de nos clientes. Ce dossier avait été traité par Maître Katia Debay, qui avait soulevé le défaut de mise en demeure préalable.

C'est ce point qui a été retenu par la cour de cassation. Le dossier étant brillament défendu par la SCP F. Rocheteau & C.Uzan-Sarano


Les faits

Une banque décide de prononcer la déchéance du terme d'un crédit.

Pour cela, il y a des formes à respecter, et notamment le fait d'envoyer une mise en demeure claire au client pour qu'il régularise cette situation.

La mise en demeure qu'avait envoyé la banque portait sur la fin des relations bancaires, et non sur le crédit.


Voici le compte rendu de l'avocate habilitée à plaider en cassation:


Ce dernier invitait la Cour de cassation à se prononcer sur la déchéance du terme et les conditions de validité de la mise en demeure

La première chambre civile a considéré qu’il était fondé.

Elle a commencé par rappeler que si le contrat de prêt d'une somme d'argent peut prévoir que la défaillance de l'emprunteur non commerçant entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier en l'absence de délivrance d'une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle.

Puis, elle a observé que le courrier du 21 mai 2013 que la société Consumer Finance vous avait adressé ne pouvait valoir mise en demeure dès lors qu’il annonçait la rupture des relations contractuelles.

Dans ces conditions, la déchéance du terme n’avait pas été prononcée à la suite d’une mise en demeure demeurée infructueuse et la cour d’appel ne vous pouvait condamner au paiement du solde du crédit.

​​
La cour d’appel de renvoi devra tirer toutes les conséquences de cette cassation et en déduire qu’en l’absence de mise en demeure préalable, la société Consumer Finance ne pouvait se prévaloir de la déchéance du terme pour vous réclamer l’intégralité de sa créance.


En conclusion, si vous êtes l'objet de la déchéance du terme de votre prêt, autrement dit que la banque vous demande de tout rembourser, vérifiez bien si les dispositions réglementaires ont été respectées.

Dans cette affaire, la cour d'appel qui sera de nouveau saisie ne pourra que confirmer l'arrêt de cassation.


jeudi 17 mai 2018

Superbe nouvelle victoire de Katia Debay à partir d'une étude de Jean-Claude Jouffrey


Par Gérard Faure-Kapper

Bonneville, Utah, USA, ce nom fait rêver les amoureux des records.

Bonneville, Haute Savoie, France, nouvel exploit de Maître Katia Debay.

Le dossier était loin d'être évident. un prêt immobilier de 2004 dont les intérêts étaient calculés sur 360 jours.

Pourtant le délai de prescription part du jour où le client a connaissance de l'erreur.

Seulement, il faut convaincre le juge.


C'est ce qu'à fait Maître Katia Debay au tribunal de grande instance de cette ville.

Et c'est gagné. Le tribunal a été convaincu par les arguments indiscutables, la logique implacable et la pugnacité sublime de notre chère avocate.

Jean-Claude Jouffrey avait fait un superbe travail sur lequel elle s'est appuyée. Les expertises de Jean-Claude sont reconnues par tous les tribunaux.


Et c'est gagné.

Je n'ai pas encore le montant du gain qui doit être calculé, mais il est très important.


Oui la justice existe, oui les juges sont intègres. La preuve.





mercredi 16 mai 2018

"Frais lettre MURCEF" 2ème partie: Lettre et procédure pour en obtenir le remboursement.



Par Gérard Faure-Kapper

Il y a quelques jours, j'avais soulevé le scandale des "lettres d'information MURCEF"

http://antibanque.blogspot.co.uk/2018/05/voici-comment-nous-allons-recuperer.html

En détournant la lettre de sa destination véritable, en utilisant abusivement un texte de loi, en prétextant un devoir d'information, dans le but de racketter un peu plus le client,

les banques ont encore franchi une ligne rouge.


Rappel de l'esprit de cette loi.

Quand une banque a pris la décision de rejecter un chèque, la loi MURCEF lui impose de donner une ultime chance au client afin qu'il comble son compte.

C'est le rôle de ce que l'on appelle la LETTRE D'INFO MURCEF

Cette lettre est facturée aux environ de 14€ selon les banques.

Après cette lettre, 2 cas de figure.

Soit le client recouvre et l'écriture passe.

Soit il ne recouvre pas et l'écriture est refusée.


Le cas où la banque paye quand même l'écriture n'est pas prévu. Car dans ce cas, la lettre MURCEF est inutile.

C'est ce que font pourtant les banques dans 90% des cas.

Parce que ça leur permet de ramasser 14€ en plus, et qui sont illimités.


Comment vous faire rembourser ?

1ère phase:

Sur excel, vous listez les "frais de lettre MURCEF" (différentes appelations sont possibles)

D'après vos extraits de compte (5 ans maxi), vous reportez "date, libellé, montant".

Vous joignez cette liste à la lettre suivante:




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"Vos nom et adresse
Votre n° ce compte

Nom et adresse de l'agence

Recommandé avec accusé réception

Date


Messieurs,

Sur le document joint, vous trouverez une liste de facturation de lettres MURCEF;

Le montant total est de xxx€.

La Cour d'Appel d'Aix en Provence, dans un arrêt daté du 8 février 2018, n° 16/14954, précise qu'une banque qui n'est pas en mesure d'apporter la preuve du respect de son obligation d'information MURCEF, est vue comme ayant agi avec une légèreté fautive dans le cadre du déclenchement, à l'égard de son client, de la procédure d'intervdiction bancaire. Sa responsabilité civile peut donc être retenue.

Dans ce cadre, je vous demande de me faire parvenir, dans un délai de 15 jours à réception de la présente, des preuves de l'envoi de ces lettres MURCEF.

Pour l'instant, je n'en ai que la facturation.

Dans cette attente et avec mes sincures salutations.

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Vous concernez l'accusé réception.

Si, 15 jours après, vous n'avez pas de réponse, ou une réponse qui n'apporte pas la preuve demandée,

Alors contactez-nous, nous vous donnerons les indications pour la suite, en fonction de la situation.












Les négociations et les conciliations avec les banque commencent à porter leurs fruits.


Par Gérard Faure-Kapper

Suite aux nouvelles obligations judiciaires de conciliation préalable.

Suite aux décisions favorables que nous avons obtenues devant la justice.

Suite à notre volonté de conciliation.

Suite à nos arguments incassables, prouvant que le client à raison.

Les banques commencent a accepter de discuter avec nous et des négociations s'engagent.


Dans une affaire de prêt immobilier, et après notre expertise, la banque vient d'accepter de renoncer à la justice et a accordé une baisse de taux significative à une cliente.

L'accord étant assorti d'une clause de confidentialité, je ne peux en dire plus.


Pour tous nos dossiers, notamment les demandes de remboursement de commissions d'intervention, nous contactons actuellement les banques.

Nous avons des rapports différents avec chacune d'elles, donc nous ne pouvons mener des actions similaires.


Par contre, il nous faut reconnaître que la banque la plus compréhensive est la Société Générale.


Je ne parle pas des 3 banques mutualistes où notre problème récurrent est de trouver des interlocuteurs compétents.

Je pense au Crédit Mutuel. Je me demande vraiment comment ils vont vivre la mise en place de l'intelligence artificielle.  Ce sera un choc civilisationnel. Autant demander à un homme de Néandertal de piloter un Airbus A380.

vendredi 11 mai 2018

CREDIT MUTUEL ARKEA: Leur nouvelle invention pour décourager leurs clients de faire valoir leurs droits.


Par Gérard Faure-Kapper

Chaque fois qu'il y a un nouveau texte, une nouvelle disposition en faveur des consommateurs, l'esprit machiavélique des banques les détourne à leur profit.

Un client du crédit Mutuel / Arka vient de le découvrir.

La banque avait prélevé, de manière tout à fait illégale, près de 15.000€ de frais plus une manipulation grossière de la loi MURCEF, pour 5.033€.

C'est courant avec cette banque.

Seulement, avant d'aller au tribunal, le décret du 1er avril 2015 oblige le client à rechercher une solution directement avec la banque.

Il envoie donc le dossier que nous lui avions constitué.


Seulement cette obligation légale n'arrête pas le calcul du temps de prescription, c'est à dire 5 ans.

Ca n'a pas échappé à la banque qui n'a pas de délais imposé pour répondre.

ELLE A MIS 18 MOIS POUR ADRESSER SA REPONSE.

18 mois de perdu, de prescription supplémentaire.


De plus, la réponse est franchement débile. Et je pèse mes mots.


La parade à cette manoeuvre malhonnete.


Les nouvelles dispositions légales mettent en avant le rôle du conciliateur de justice. Il dépend du tribunal.

La saisine du conciliateur a pour effet de stopper la prescription.


Nos prochaines lettre à la banque imposeront un délai de 15 jours avant de saisir le conciliateur.

C'est grandement suffisant pour faire un copié/collé de leur réponse débile.

Bon d'accord, pour le mois de mai, nous donnerons un mois.



jeudi 10 mai 2018

Voici comment nous allons récupérer 7.295€ de « lettre d’info MURCEF » devant un tribunal.



Par Gérard Faure-Kapper 


Les frais qui grèvent votre budget, surtout si vous êtes un professionnel sont de 3 ordres.

Les « commissions d’intervention ». Moyenne 8€ imités à 80€ par mois.

Les « frais lettre MURCEF » Moyenne 12€, illimités.

Les « frais de mise en attente » moyenne 6,50€, illimités.


Si la technique pour récupérer les commissions d’intervention est bien rôdés et que nous sommes suivi par les tribunaux.


Les 2 autres posaient problème, puisque non liés aux découvert.

C’est en analysant en détail les écritures sur le compte d’une de nos clients, que nous avons découvert l’escroquerie de la part de la banque.

Si la Banque veut plus de détail, qu’elle me contacte. Je lui expliquerait pourquoi ils seront systématiquement déboutés devant les tribunaux.



Voici le cheminement de notre raisonnement pour notre cliente.




FRAIS LETTRE MURCEF


Du 22/11/2011
Au 25/11/2016

370 lettres MURCEF ont été facturées

Pour 4.442,10€


L’article L131-73 du code monétaire et financier impose à la banque désirant refuser le paiement d’un chèque sans provision, d’en informer au préalable, par tous moyens, le tireur du chèque des risques encourus en cas de non paiement.

Cette lettre est facturée aux environs de 12€.

L’envoi de cette lettre n’est obligatoire uniquement dans le cas où la banque a pris la décision de ne pas accorder de découvert supplémentaire, ce qui se traduira en conséquence par le non paiement du chèque, inscription Banque de France, etc.


Par contre, si la banque a décidé d’accorder un découvert pour que soit payé ce chèque, cette lettre n’a pas à être envoyée.



Or, sur les 370 lettres MURCEF, informant de la décision de refuser le chèque, nous n’avons enregistré que 6 refus effectif de chèques. Soit 1,62%

A noter que ces refus de chèque sont intervenus alors que le compte présentait un solde débiteur entre -112.69€ et -950,35€



La banque peut nous répondre que les lettres MURCEF ont pu provoquer des versements de la part du client. Dans ce cas, elles étaient régulières.


L’analyse du compte fait apparaître des commissions d’intervention, qui rémunèrent l’accord d’un découvert. Il y a ainsi eu 1.476 décisions d’accord facturées 11.808,60€


L’analyse des crédits consécutifs à une lettre MURCEF fait apparaître de nombreux versement, qui correspondent à l’activité professionnelle du client.


Mais le solde débiteur était compris entre 3.000€ et 9.900€. Donc jamais les versements ont permis de combler le compte conformément à la demande faite sur la lettre MURCEF ;

De plus, la banque a facturé des « frais de mise en attente ».  291 fois pour 2.853€ .  Ces frais ne correspondent strictement à aucun service. La mise en attente étant un fait de la loi MURCEF ;

Mais cela a permis à la banque de facturer en plus 6,50€ qui se rajoutent au 12€, soit 18,50€, sans aucun plafond.



EN CONCLUSION :


La lettre MURCEF est une obligation légale si la décision de ne pas payer l’écriture a été prise. La loi laissant une dernière chance au client.


Sur 370 telles situations, il y a eu seulement 6 refus de chèque, soit 1,62% des cas.


Sur les 364 cas restant, les versements n’ont jamais permis de diminuer significativement le débit sur le compte.  De ce fait, le chèque ne pouvait pas être payé.

Le solde variait entre - 3.000€ et – 9.900€

Il est clair que l’on peut considérer qu’il s’agissait d’un découvert autorisé mais non contractualisé.

Les frais MURCEF, de 12€ en moyenne ont ainsi permis de remplacer les commissions d’interventions, limitées à 80€ par mois.

Et les frais de mise en attente de 6,50€ ont permis d’améliorer encore le rapport de ce client.





Les lettre MURCEF n’étant pas nécessaires lorsque la décision d’accorder des découverts pour payer les écritures

Et les frais de mise en attente totalement injustifiés.



Ce sont donc  4.442€ plus 2.853€ soit 7.295€ qui peuvent légitimement être demandés.

En plus des 11.808,60€ de commissions d’intervention.