lundi 5 décembre 2011

« Il faut punir les Français d’avoir trop dépensé ! » dixit Daniel Bouton, ci-devant PDG de la Société Générale.


« Les Français ont besoin d’une bonne leçon pour avoir été cigale ». C’est l’argument développé par Daniel Bouton pour que soient loués, pour des décennies, les grands bâtiments nationaux, dont l’Hôtel de la Marine sis place de la Concorde.

Celui qui dit ça a été le PDG de la Société Générale qui, comme les autres banques, a poussé les gens à s’endetter à outrance et à dépenser tout ce qu’ils n’avaient pas pour rapporter à sa banque.

Sur ce véritable racket, cet homme avait touché 5 millions d’euros en 2007.

Et c’est cet homme qui veut punir les Français de trop dépenser. Sans doute n’ignore-t-il pas que le principal poste de dépense des Français devient les intérêts et les frais bancaires.

Cette phrase est la provocation de trop, le témoignage de mépris pour tout un peuple, la traduction de la pensée de la bande du Fouquet’s, ceux qui estiment qu’un homme n’est plus un être humain s’il n’a pas une Rolex et qui pensent qu’Eurodisney a été construit par Louis XIV.

Sans doute Daniel Bouton a des vues sur l’Hôtel de la Marine. Dans ce cas, je l’invite à profiter de la vue qu’il a depuis ses fenêtres. Place de la Concorde, qui s’appelait avant, Place de la Révolution.

C’est sous les fenêtres de cet Hôtel qu’était dressée la veuve joyeuse. C’est devant cet Hôtel que les charrettes déversaient chaque jour leur lot de condamnés et qui faisaient la queue avant d’aller éternuer dans le sac.

La plupart de ces hommes avaient, d’une manière ou d’une autre, provoqué ou méprisé le peuple. Ils venaient pour subir leur punition.

Aujourd’hui les temps ont changé. Ce n’est plus la lame d’acier qui s’abat sur la tête des profiteurs, c’est le bulletin de vote qui tombe dans l’urne.

Vous allez me dire que celui qui glisse son enveloppe dans la fente n’est qu’un mouton.

Je ne peux que vous rappeler, et ça ne s’invente pas, que la pièce de bois de 40 kilos, dans laquelle la lame est fixée, et qui assure la force nécessaire à celle-ci pour s’acquitter proprement de sa tache durant les 2 mètres 30 de sa course, eh bien cette pièce de bois, s’appelle aussi… le mouton.

1 commentaire:

  1. Ok sur tout le début, mais la fin sur le vote... Vous n'avez jamais lu/vu Chouard, ça n'est pas possible autrement.

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