samedi 10 décembre 2011

Les banques mutualistes, un mouvement destiné à lutter contre l’usure, une idée dévoyée par les usuriers qui en ont pris le contrôle.


Les banques mutualistes, un mouvement destiné à lutter contre l’usure, une idée dévoyée par les usuriers qui en ont pris le contrôle.

C’est un constat. 72% des plaintes déposées par les clients contre leur banque concernent les banques mutualistes.

Pourquoi ce phénomène ? Alors que le mouvement mutualiste trouve sa raison d’être dans la lutte contre le délit d’usure, les plaintes portent sur ce délit d’usure.

Il faut savoir que chaque « agence », en réalité, « caisse locale » du Crédit Mutuel par exemple, est une association sous la responsabilité d’administrateurs bénévoles et responsables.

Jusque dans les années 80, leur rôle principal était d’accorder des crédits aux sociétaires et de veiller à la bonne marche de leur « entreprise », notamment en exerçant une surveillance du personnel salarié.

Aujourd’hui, on leur demande de « représenter » leur Caisse locale dans le tissu associatif, et « d’user de leur influence » pour amener de nouveaux clients, pardon, sociétaires.

Les Caisses Locales sont regroupées dans des « fédérations régionales ».

En réalité, le système s’est complexifié, faisant intervenir des « caisses fédérales » et autres entités purement bancaires qui ont le contrôle absolu du système.

Que reste-il de l’idée originelle, de nos caisses locales gérées par des administrateurs ? Rien, sinon une utilisation abusive, mensongère et scandaleuse des messages publicitaires qui essayent de démontrer que la « différence » du système profite aux sociétaires. « Chez nous, au Crédit Mutuel, il n’y a pas d’actionnaires, la banque appartient aux sociétaires… ». Ce message datant de l’annexion allemande en Alsace a été déterré et remis au goût du jour.

Ce matin, une sociétaire, près de Bordeaux, a été convoquée par le directeur de l’agence et un responsable juridique. Pour quelle raison ? Le Crédit Mutuel lui a ponctionné 4.995 euros en deux ans. Ce montant représentant 4 mois de son salaire, et elle avait osé demander l’arbitrage de la Justice.

C’est pourtant un droit inaliénable prévu dans l’article 8 de la déclaration des Droits de l’Homme.

« Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi. »

Cette affaire grave, pouvant déboucher sur une interdiction pendant 5 ans de pratique de l’activité bancaire, est en cours. Je ne ferais donc pas de commentaire.

L’APLOMB se réclame du mouvement mutualiste originel et non dévoyé, continue de prendre des contacts et d’expliquer ce message aux administrateurs bénévoles. Ils doivent reprendre le pouvoir et se battre pour toutes les victimes des banques et autres usuriers.

Une dernière chose, je me permets de rappeler aux salariés de ce mouvement mutualiste qui se croient fondés à m’intimider avec des menaces de plaintes, qu’ils ont raison. Faire mon procès mettra ce sujet sur la place publique et j’ai une totale confiance dans l’intégrité des juges.

1 commentaire:

  1. Je suis heureux de voir que je ne suis pas le seul à avoir fait cette analyse.
    Les sociétaires sont de gogos hélas.
    2 types d'actions dans ces caisses les A et les B
    Une des deux génère des dividendes largement supérieurs qui sont distribués soit aux banques fédératives soit à des actionnaires privés.

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