samedi 7 janvier 2012

« Vous allez en baver ! » Les banques comptent sur leurs agences pour compenser les pertes.


« Vous allez en baver ! » Les banques comptent sur leurs agences pour compenser les pertes.

C’est ce qui ressort d’un article de François Vidal, rédacteur en chef des Echos.

« Le problème, c'est que les associations risquent désormais de se heurter à un mur. Certes, les banques ont toujours eu des semelles de plomb sur le sujet. Ce n'est que sous la contrainte, et parfois la menace législative, qu'elles ont cédé du terrain. Mais les événements des derniers mois ont changé la donne. Contraints de se réinventer dans la banque de marché et la gestion d'actifs et, plus largement, de réduire la voilure à l'international, les groupes bancaires comptent plus que jamais sur la rentabilité de leurs agences pour passer ce cap difficile. La banque de détail est redevenue un élément central de leur stratégie, son socle. Elles défendront donc bec et ongles leurs tarifs, alors que les effets de la crise vont commencer à se faire sentir sur leurs engagements. »


Le pire, c’est qu’elles vont réussir. Elles peuvent compter sur la neutralité ou même le soutien de la classe politique, des parlementaires, des médias et des associations de consommateurs.

S’ils interrogent la Fédération Bancaire Française, ils sauront que les services bancaires pèsent pour 0,66% sur le budget des ménages. Alors, ou est le problème ?

Quand je recalcule la moyenne sur les dossiers des adhérents, pour un smicard, les 0.66% ce n’est pas sur un an, ni sur un mois, ni sur une semaine, mais par jour.

La réalité que personne ne veut voir, vous la subissez quotidiennement. Nous sommes le 7 du mois, combien votre banque vous a déjà volé ?

La Fédération Bancaire ment délibérément sur les chiffres, et c’est pour cela que vos députés n’auront jamais conscience du problème.

Autre chose, quand ce racket s’arrêtera ? Quel montant sera insupportable ? Réponse, jamais tant qu’il y aura des banquiers.

Il y a 10 ans, vous aviez 20 francs de commission. Le passage à l’euro n’a pas fait bouger les choses puis c’est devenu 20 euros. Seulement votre salaire n’est pas passé de 6.500 francs à 6.500 euros.

Et puis, c’est devenu 90 euros, puis 180 euros. Sur certains dossiers, nous arrivons à 2 ou 3 mois par an de prélèvements.

Et que nous annonce l’article des Echos ? Non seulement ça va continuer, mais ça va aussi s’aggraver. Les méthodes s’affinent.

Le scénario lancé par le Crédit du Nord se généralise.
Vous gérez correctement votre budget. Les frais bancaires vous mettent en difficulté. Plus vous êtes en difficulté, plus les frais augmentent.
Pour vous en sortir, la banque vous propose un crédit garanti par une hypothèque sur l’appartement ou celui des parents.
Puis la banque augmente les frais. Vous ne payez plus et la banque fait vendre votre appartement pour une bouchée de pain.

Alors, que faut-il faire, comment réagir, travailler comme un esclave pour enrichir les banque est-ce inéluctable ?

La réponse est oui. La société française, les citoyens ne peuvent compter sur aucun secours divin. On peut toujours aller à l’église pour prier, mais bientôt celles-ci seront privatisées et l’entrée sera payante. Il est vrai qu’il n’y a pas de brevet sur Jésus, mais ne vous inquiétez pas, certains y pensent.

Pour en sortir, nous donnons le mode d’emploi depuis des lustres.

1°) Éjectez-vous de votre banque pour aller, soit à la MACIF où il n’y a ni frais d’intervention, ni frais de refus. De plus, c’est authentiquement mutualiste. Sinon, allez à la Poste où ils ont une obligation d’accepter les personnes fichées.

2°) Portez une plainte pénale pour délit d’usure contre votre ancienne banque. C’est un peu complexe, mais l’APLOMB s’est organisé avec des avocats pour gérer, dans les meilleures conditions ce type de plainte.

Par contre, il faut bien que vous considériez votre établissement bancaire comme « repris de justice » puisque maintes fois condamné.

Ne leur demandez jamais rien, ne négociez pas avec eux, oubliez les médiateurs qui ne sont là que pour gagner du temps et éviter les poursuites.

Les procédures civiles sont longues et coûteuses. De plus, votre banque en maîtrise parfaitement les rouages.

Étant donné que le délit pénal est constitué, vous avez le devoir de demander à la Justice, garante de la loi et de l’ordre, de punir la banque contrevenante.


Et n’oubliez jamais le principe de l’escalade. Un exemple, Le Crédit Mutuel achète un journal.

Personne ne réagit.

Alors il continue, un deuxième, un troisième, il en est à 10 maintenant.

Personne ne réagit.

Il donne les moyens aux journalistes de ces journaux d’avoir librement accès à toutes les données des clients, même les plus confidentielles.

Personne ne réagit.

Alors, il va continuer et aller de plus en plus loin.

Un autre exemple :

En 1925, Hitler réoccupe la Ruhr, pas de réaction,
En 1935, il achève son réarmement commencé en 1932, pas de réaction.
En 1936, il occupe la Rhénanie, pas de réaction,
Puis l’Autriche, puis les Sudètes, puis la Tchécoslovaquie, pas de réaction.
Et en plus, les Français et les Anglais avalisent tout à Munich.


La suite, on la connait. J’ai pris cet exemple car il illustre bien la prise de pouvoir des banques sur les institutions, sur les politiques, sur l’économie, sur les citoyens.

Ils ne s’arrêteront pas car, comme dans les années 30, personne n’est là pour les arrêter.

Aujourd’hui, les propos maladroits de personnes incompétentes ne font que conforter notre ennemi commun. Nicolas Machiavel disait quelque chose du genre : « s’il y a conflit d’intérêt, la guerre est inévitable, vous pouvez juste la différer, mais toujours au profit de l’adversaire.

Alors ce n’est pas la « drôle de guerre » menée par les médias qui va arranger les choses.

Johann Georg Elser, je te salue mon camarade. Pour ceux qui ne te connaissent pas, je me suis permis de mettre ta photo.

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