vendredi 9 mars 2012

à 8 semaines du 1er tour, les positions des candidats se clarifient au sujet des banques.


L’APLOMB a fait la tournée des QG de campagne. C’est une démarche très riche d’enseignements.

Il va sans dire qu’ils sont très occupés et nous avons souvent à faire aux lieutenants.

D’une manière générale, c’est un dialogue de sourds. En effet, ils parlent de l’aspect économique des banques alors que la question porte sur l’aspect juridique.

Maîtriser le système financier, nationaliser, reprendre la main sur les finances, c’est le point commun de tous, sauf Sarkozy.

Nous sommes d’accord sur le fond mais ce n’est pas du tout la question.

Chez Mélenchon, nous avons été reçus plusieurs fois, notamment par la coordinatrice de la campagne. Ils sont de notre côté, encore faudrait-il qu’ils le disent haut et fort.

Chez Hollande, en référence à son interview par le président de Crésus sur TF1, il n’a visiblement pas la maîtrise du sujet. « Il y a un problème ? Alors on légifère. ». Très mauvaise réponse. Pourquoi les banques vont respecter les nouvelles lois alors qu’elles se fichent des anciennes.

Nous sommes contre de nouveaux textes car les anciens sont excellents. De plus, cela affaiblirait les jurisprudences qui sont en notre faveur.

Chez Sarkozy, la réponse est connue et publique. Les entretiens que nous avons eu au Ministère des finances peuvent se résumer à ceci : « Nous avons besoins des banques, donc elles font ce qu’elles veulent et c’est à la loi de s’adapter et non le contraire ». Au moins c’est clair. Voter Sarkozy, c’est donner raison à votre chargé de clientèle.

Chez Dupont Aignan. Il nous a répondu chaque fois, de manière claire et directe. Il n’y a pas un micron de différence entre sa position et celle de l’APLOMB.

Cheminade a été le seul à nous accorder une interview filmée. Pour lui, nul besoin de légiférer. Et comme des millions de personnes ne peuvent pas solliciter la justice, il a proposé les « actions collectives ». A l’instar des Class Actions courantes aux États Unis, une seule plainte au nom de tous les clients d’une banque.

Chez Le Pen. La position est clairement contre les banques du point de vue économique Néanmoins, nous n’avons jamais été reçus pour discuter de l’aspect juridique. On en a marre d’appeler, alors vous avez notre téléphone.

Chez Arthaud et Poutou, nous n’avons pas eu de contact, mais il est clair qu’ils sont dans notre sens.

Chez Bayrou ou Joly, impossible de trouver un interlocuteur.

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