mercredi 14 mars 2012

Résultats des banques 2011. Les prélèvements illégaux représentent 60% de ces sommes.



Copié/collé du site www.cbanque.com

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De mi-février jusqu’à fin mars, les banques et les assureurs français vont dévoiler leurs résultats 2011, marqués pour beaucoup par la crise qui sévit depuis juillet dernier en zone euro.
La Banque Postale
Comme les autres banques, les résultats 2011 de la Banque Postale ont souffert de son exposition à la dette grecque : 241 millions d’euros de provisions passées, et un bénéfice net en repli de 37% par rapport à 2010, à 412 millions d’euros. La banque a également été pénalisée par l’augmentation d'1,5% de ses frais de gestion, liée à la mise en place de nouveaux produits comme le crédit aux entreprises ou l’assurance santé. Au final, le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) ne progresse que de 0,3%, à 5,23 milliards d’euros.

Du point de vue de l’activité commerciale, La Banque Postale a par contre connu, selon son patron Philippe Wahl, une « année historique ». Le communiqué de la banque annonce l’ouverture en 2011 de 830.000 nouveaux comptes courants, pour atteindre 10,38 millions de clients actifs. La collecte de dépôts a progressé de 2% (290 milliards d’euros d’encours fin 2011), grâce notamment au Livret A (516.000 ouvertures). Sa part de marché dans les crédits immobiliers a également augmenté pour atteindre 5,2% (41,7 milliards d’euros d’encours). Enfin, toujours selon le communiqué, la Banque Postale a poursuivi sa percée dans le domaine du crédit à la consommation, avec près de 186.000 nouveaux contrats en 2011 et une production cumulée d’1,6 milliards d’euros qui lui permet d’atteindre une part de marché de 4,4%.

Lire par ailleurs - Un bénéfice 2011 en repli de 37% sous l'effet de la Grèce

Crédit Mutuel Arkéa
Le groupe bancaire mutualiste basé à Brest, qui regroupe notamment les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central du Crédit Mutuel, a enregistré en 2011 un bénéfice net record de 290 millions d'euros, en hausse de 6,2% par rapport à 2010, qui avait déjà été une très bonne année. Son PNB (équivalent du chiffre d’affaires) est également plus haut que jamais, à 1,7 milliards d’euros (+8%). « Notre exposition limitée aux dettes souveraines, qui représente moins de 0,2% de notre total bilan, la qualité de notre portefeuille de crédits et la capacité de nos réseaux à collecter de l’épargne nous permettent d’aborder l’avenir avec confiance » a commenté Jean-Pierre Denis, le président du groupe, dans un communiqué.

L’année 2011 a vu l’arrivée de 151.000 clients supplémentaires. Conséquence : la production de crédits (11 milliards d’euros, +7% sur un an) et la collecte d’épargne (près de 2,3 milliards d’euros, +23%) ont atteint leur plus haut historique. Arkéa a également enregistré une progression de 13% de son portefeuille en assurance non-vie et prévoyance.

Lire par ailleurs – Crédit Mutuel Arkéa : des résultats record en 2011

April
L'assureur et courtier April enregistre un bénéfice net 2011 en baisse de 30% à 55,5 millions d'euros. Son chiffre d'affaires ressort en légère hausse de 1,9% à 757,4 millions d'euros, soutenu par le courtage sur lequel le groupe a choisi de se recentrer. Les produits financiers, fruit du placement des primes perçues par les assureurs, ont affiché une baisse de 45% par rapport à 2010 « sous l'effet des provisionnements opérés sur certains titres obligataires », a expliqué le courtier dans un communiqué. April a également pâti d'un effet de base défavorable, les résultats 2010 ayant bénéficié de plus-values, pour l'essentiel liées à la cession de la filiale d'assurance-vie Axeria Vie à Crédit Agricole Assurances.

Hors éléments exceptionnels, le groupe a souffert d'une érosion de sa marge opérationnelle courante en santé et prévoyance, conséquence de la baisse des produits financiers, mais aussi de la réforme des retraites. L'autre branche d'April, le dommage, a, en revanche, nettement redressé sa trajectoire, avec un résultat opérationnel courant qui passe d'une perte de 3 millions en 2010 à un bénéfice de 15 millions en 2011.

Lire par ailleurs – April : un bénéfice 2011 en repli de 30%

HSBC France
HSBC France a publié un résultat net 2011 en chute de 70% à 191 millions d'euros. Comme ses concurrentes, la filiale du groupe britannique HSBC a été plombée par la crise de la dette en zone euro. La banque de financement, d'investissement et de marchés (BFI), bénéficiaire l'an dernier, a ainsi accusé une perte de 129 millions d'euros. Les pertes avérées sur la Grèce ont été limitées à moins de 40 millions d'euros, mais la banque a surtout enregistré des moins-values latentes sur des titres liés à d'autres pays de la zone euro.

En banque de détail, HSBC France a connu en revanche « une très bonne dynamique commerciale », selon son nouveau patron Jean Beunardeau. Les actifs sous gestion en banque de particuliers ont notamment augmenté de 2% à 31,1 milliards d'euros, et HSBC France a continué de développer sa clientèle de clients aisés, dits « premiers »: ils représentaient fin 2011 près de 45% des 823.000 clients particuliers.

Crédit Mutuel-CIC
Le groupe CM10-CIC, qui regroupe notamment le CIC, dix des 18 caisses régionales du Crédit Mutuel (dont deux ont rejoint le groupe en 2011) et la banque en ligne Monabanq, enregistre un bénéfice net 2011 en baisse de 23% sur un an à 1,8 milliard d'euros, affecté entre autres par une provision de 329 millions d'euros sur la dette grecque. Son produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) est quasi stable sur un an, à 11 milliards d'euros.

La banque de détail participe à hauteur de 9 milliards à ce PNB. Le groupe a enregistré l’arrivée de 235.000 nouveaux clients, ce qui porte leur nombre total à 22,9 millions. Les dépôts progressent de 12,7%, pour un encours total qui dépasse désormais les 170 milliards d’euros. L’encours des crédits augmente également de 3,5% (+3,2% pour le seul crédit immobilier) pour atteindre 263,9 milliards.

CIC, à elle seule, récupère 93.947 nouveaux clients et en compte au total (particuliers, entreprises, professionnels) 4,46 millions. Les dépôts ont augmenté de 14,3% (à 78 milliards d’euros), grâce à une « forte évolution des comptes à terme » selon le communiqué publié par la banque. L’encours des crédits atteint 111 milliards (+3,7%). Très active commercialement dans le domaine des activités de services, CIC a notamment enregistré une hausse de 31% du nombre de ses contrats de téléphonie, pour atteindre 304.635.

A lire par ailleurs - Crédit Mutuel-CIC : bénéfice net 2011 en baisse de 23%

BPCE
Le groupe BPCE a enregistré en 2011 un bénéfice net en baisse de 26%, à 2,64 milliards d'euros, affecté comme les autres banques par la provision (921 millions d’euros dans le cas de BPCE) sur l’exposition à la dette souveraine grecque.

Toutefois, les deux grands réseaux du groupe, Caisse d’Epargne et Banque Populaire, reste dans une bonne dynamique. La Banque Populaire a vu le nombre de ses clients actifs croître de 1,2% (0,8% en 2010). Ses encours d’épargne progressent également de 8,8% en un an, soit une croissance de 9,5 milliards d’euros hors épargne centralisée. L’encours des livrets, y compris le Livret A, a augmenté de 10,4%, celui des comptes à terme de 21,7%. Enfin, l’assurance-vie a résisté avec des encours stables. Côté crédits, la progression est de 5,9%, pour un encours global de 154,8 milliards d’euros fin 2011. La production de crédits immobiliers, notamment, a augmenté de 7,2%.

La Caisse d’Epargne annonce quant à elle l’arrivée de 600.000 nouveaux clients en 2011, et une progression de 3,2% du nombre de clients actifs. Logiquement les dépôts (hors épargne centralisée et assurance-vie) progressent de 8,5%, grâce notamment aux obligations BPCE commercialisées dans le réseau. L’assurance-vie s’est bien tenue, avec des encours en augmentation de 4,6%. Une bonne année également pour les crédits : l’encours global atteint les 171 milliards d’euros, en croissance de 10,3%. Le crédit immobilier a été particulièrement dynamique (+12%).

Enfin, le Crédit Foncier a connu une année 2011 plus difficile, avec une production de nouveaux crédits immobiliers freinée : -2% par rapport à 2010. L’encours total est stable, à 117,6 milliards d’euros.

A lire par ailleurs - BPCE : bénéfice net en baisse de 26% à 2,64 milliards d'euros

Crédit Agricole
CASA, l’entité cotée du Crédit Agricole, a enregistré en 2011 la première perte annuelle de son histoire : 1,47 milliard d’euros. Un résultat plombé notamment par le coût de son exposition à la dette grecque (2,38 milliards) et par celle du plan d’adaptation qui touche notamment ses branches investissement et crédits conso (482 millions). Le groupe Crédit Agricole, qui réunit CASA et les caisses régionales de la banque verte, parvient néanmoins à dégager un bénéfice net de 812 millions d’euros, très inférieur à celui de 2010 (3,6 milliards).

La banque de détail a contribué à hauteur d’un milliard d’euros à ce résultat, soit une progression de 5,4% par rapport à 2010. Les crédits clientèle ont progressé de 4,1% sur l’année pour atteindre 391 milliards d’euros, portés notamment par le crédit immobilier (+5,7%). Le crédit à la consommation est par contre en repli de 3,1% en raison, selon le Crédit Agricole, d’une « baisse de la demande ».

La collecte progresse également de 1,3% pour atteindre 550 milliards d’euros d’encours à fin 2011. Sur ce total, l’épargne de bilan représente 316 milliards d’euros, tirée surtout par la progression des comptes à terme (+15,2% en un an) et des comptes sur livret (+6,8%). L’assurance-vie progresse également, mais plus petitement : +1,5%.

Lire par ailleurs - Crédit Agricole SA : une perte historique de 1,47 milliard d'euros en 2011

LCL
La filiale à 100% du groupe Crédit Agricole a vu ses encours de crédits progresser de 6,9% en 2011 pour atteindre un totale de 87,8 milliards d’euros. Le rythme de collecte a également été soutenu : +2,6% au total sur un an, et +16,7% pour la seule épargne de bilan. L’encours des comptes à terme a ainsi progressé de 44% en un an, tandis que celui des livrets affiche une progression de 12,2%.

CNP Assurances
Le premier assureur de personnes en France a enregistré en 2011 un bénéfice net en baisse de 17%, à 872 millions d'euros. Comme celui de ses concurrents, ce résultat a été affecté par la dépréciation des titres de dette grecque, qui atteint 332 millions d'euros, pour une exposition désormais provisionnée à hauteur de 70%.

CNP Assurances a bien résisté en assurance-vie en France. La collecte brute a reculé de 9,1%, alors que le marché affichait lui une baisse de 14%, ce qui a porté la part de marché de l'assureur de 16,8% à 17,4%. En termes de collecte nette (versements moins retraits), le total cumulé atteint 2,64 milliards, qui équivaut à une part de marché de 34,9%. Dans le détail, le réseau de la Banque Postale, l'un des deux grands vecteurs de distribution des produits CNP Assurances, a tiré son épingle du jeu, avec un chiffre d'affaires en baisse de seulement 4,1%. Dans le même temps, l'autre grand réseau de commercialisation, la Caisse d'Epargne, a lui connu une régression de 16,5% du chiffre d'affaires.

A lire par ailleurs - CNP Assurances : un bénéfice net 2011 en baisse mais supérieur aux attentes

Axa
Le premier assureur français a présenté un résultat 2011 en nette hausse de 57% sur un an, à 4,32 milliards d’euros. Il est toutefois inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient plutôt sur un bénéfice de 5,8 milliards. La différence s’explique notamment par le provisionnement, à hauteur de 387 millions d’euros, de 78% des titres de dette souveraine grecque détenues par le groupe.

L’année 2011 a été généralement mauvaise pour l’assurance-vie. Axa ne fait pas exception : le chiffre d’affaires de sa branche vie, épargne, retraite a diminué de 4,2% sur un an, à 52,43 milliards d’euros. La collecte nette est en chute libre : 3,3 milliards d’euros en 2011 contre 8,4 un an avant.

L’activité bancaire (notamment via la filiale française Axa Banque) a, de son côté, été beaucoup plus profitable en 2011, avec un résultat net de 32 millions d’euros contre 9 millions en 2010.

A lire par ailleurs - Axa : le bénéfice net 2011 en forte hausse mais inférieur aux attentes

Société Générale
Le groupe Société Générale affiche pour 2011 un bénéfice net de 2,38 milliards d’euros, en repli de 39,1%. Le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) atteint 25,63 milliards (-3%).

Ce résultat en demi-teinte est principalement dû à la Banque de Financement et d’Investissement du groupe, particulièrement marquée par la crise de la zone euro. L’activité du réseau de banque de détail en France est, elle, restée dynamique, avec des revenus annuel en hausse de 3,7% hors PEL/CEL et un PNB de 8,16 milliards d’euros (+1,7% hors PEL/CEL). L’encours d’épargne bilantielle captée par la banque a progressé de 8,7% par rapport à 2010, à 134,3 milliards, grâce aux livrets (+11,2%) et aux dépôts à vue de la clientèle entreprise (+11,5%). Les encours de crédits ont également progressé de 4,4% sur l’année.

Les trois enseignes bancaires du groupe du groupe (Société Générale, Crédit du Nord, Boursorama) ont gagné 243.000 clients particuliers en 2011 (+2,3%), pour atteindre un total de 10,9 millions.

A lire par ailleurs - Société Générale : le bénéfice 2011 en repli de 39%

BNP Paribas
Malgré un provisionnement de 3,24 milliards d’euros lié à la dépréciation, à hauteur de 75%, des titres souverains grecs qu’elle possède, BNP Paribas est parvenu en 2011 à maintenir un bénéfice net de 6,05 milliards d’euros, en baisse de 22,9% par rapport à 2010, mais supérieur aux attentes, étant donné le contexte de crise. Le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) est également en baisse de 3,4%, à 42,38 milliards d’euros.

Le bénéfice de BNP Paribas reste porté par les bons résultats de la banque de détail en France, toujours très dynamique avec un PNB en hausse de 1,7%, à 8,97 milliards d’euros. L’encours des crédits a progressé de 5,2% par rapport à 2010 (+7% pour les particuliers, +3,1% pour les entreprises). Les dépôts font mieux, avec une progression de 8,4% sur 2011 (+7,2% pour les dépôts à vue, +10,6% pour les comptes sur livret), qui porte l’encours total de la partie française de l’activité banque de détail à 113,6 milliards d’euros.

Pour 2012, BNP Paribas a annoncé dans un communiqué son intention de poursuivre le développement d’innovations technologiques, notamment dans le domaine de la banque mobile et dans les moyens de paiement sans contact. La banque a déjà lancé en 2011 une offre entièrement mobile, en association avec Orange.

A lire par ailleurs - BNP Paribas : le bénéfice 2011 résiste malgré la crise

Boursorama Banque
Après une année 2010 marquée par une importante dépréciation liée au rachat du portail boursier allemand OnVista, Boursorama a enregistré en 2011 un résultat net de 43,4 millions d’euros (+16% par rapport à 2011, hors dépréciation) pour un produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) qui s’élève à 218,7 millions d’euros (+7%), dont 173,9 millions en France (+5%).

L’activité bancaire contribue à hauteur de 53% dans ce PNB France. Boursorama Banque a enregistré en 2011 l’ouverture de 63.367 nouveaux comptes à vue, soit 4% de plus qu’en 2010. Fin 2011, le total des comptes détenus par la banque s’élève à 217.245. Elle enregistre également une hausse des dépôts : +18% sur les comptes courants (636 millions d’euros), +37% sur les livrets d’épargne (1,7 milliard d’euros). En assurance-vie, la collecte nette est également positive : +190 millions d’euros, pour un encours total de 2,4 milliards. Les OPCVM, par contre, sont en net recul de 24%, à 760 millions d’euros.

En 2012, Boursorama Banque prévoit de fermer son réseau d’agences et de continuer à développer son offre mobile (80.000 applications téléchargées en 2011). « (…) La conquête de clients bancaires reste prioritaire et la croissance de Boursorama s’appuiera sur l’accélération des innovations, l’enrichissement de l’offre de produits et services et une contribution désormais plus importante des filiales internationales » explique Inès Mercereau, PDG de Boursorama, dans un communiqué.

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