lundi 16 avril 2012

Témoignage détonant d'un artisan client de la banque populaire de Bourgogne Franche Comté


Voici le copié/collé sur www.adefab.org d'un témoignage d'artisan qui nous laisse dubitatif et dont nous vous laissons seul juge

J’étais artisan en bâtiment et travaux publics. Je travaillais avec la Banque Populaire depuis 1992 et nous avions toujours eu d’excellentes relations ... enfin c’est-ce que je croyais !
Certains gros clients ayant des délais de paiement très longs (90 à 120 jours), j’avais un découvert autorisé de 15 244 euros ; la banque est même montée sans problème avec un accord tacite jusqu’à 27 440 euros. Malgré ce découvert et pour résoudre quelques problèmes de trésorerie, la banque m’a imposé de passer par un factor et m’a dirigé vers Factorem (groupe Banque Populaire).
J’envoyais mes factures à Factorem qui me demandait un forfait mensuel de 457 euros pour 30 factures (que je n‘atteignais jamais, puisque je ne faisais pas plus de 2 factures par mois), gardait 10% sur chaque facture pendant des mois et comme Factorem me reversait les factures présentées par traite, la banque prenait 5% pour escompter ma traite !
Au bout d’un certain temps, je me suis rendu compte que ce système me coûtait très cher. J’ai informé ma banque que je souhaitais arrêter de passer par Factorem. N’acceptant pas cette décision,  à partir de là, ma banque s’est très mal comportée : elle a stoppé mon découvert, a refusé de payer des chèques, des traites ou prélèvements automatiques de mes fournisseurs. Tout ceci m’a causé beaucoup de tort auprès de mes fournisseurs, qui m’ont fermé les comptes un par un. Dès lors, j’ai dû payer tous mes matériaux au comptant !
Mon comptable (qui était normalement payé tous les mois par prélèvement automatique), ne l’était plus suite au blocage de la banque et il a refusé de terminer mon bilan et de ce fait j’ai subi des impositions d’office ainsi que des pénalités de retard de la part des différentes administrations, qui m’ont coûté très très cher et pour lesquelles je me bats encore aujourd’hui.
Elle est même allée jusqu’à faire de fausses déclarations en Banque de France en me fichant pour une carte bancaire périmée jamais utilisée et pour une autre que je n’ai jamais eu en ma possession. Il lui a fallu des années pour reconnaître son erreur et faire la main levée sur cette carte. A cause de cela, il m’a été impossible d’ouvrir un compte commercial dans une autre banque, puisque je n’avais aucun crédit autorisé, puisque mes bilans n’étaient pas faits et que j‘étais fiché injustement en Banque de France. Comme si cela ne suffisait pas, j’ai eu un contrôle fiscal dans lequel ils n’ont rien trouvé dans la comptabilité.
Aujourd’hui on m’a mis en liquidation et on m’a bradé et dépouillé de tout mon matériel et de mes biens. Comme je considère que ma banque est responsable de tout ce qui nous arrive aujourd’hui, je suis allé voir des avocats qui ne veulent pas me défendre contre les banques, puisqu’ils m’ont fait comprendre qu’ils travaillent tous avec elles … ou presque.
Et puisque je n’avais pas les moyens financiers, personne n’a voulu prendre le dossier. Ne pouvant pas en rester là j’ai contacté une association.
J’ai fait faire une expertise privée et voici les conclusions de l’expert :
           Le coût de l’affacturage suivi d’escomptes a été cinq fois supérieur à celui d’un crédit classique, représentant ainsi un     surcoût préjudiciable énorme !
  • Présence du délit d’usure : les 24 taux calculés dépassent tous le seuil de l’usure, le plus bas étant de 16,2324 % pour un seuil de l’usure à 12,59 %, le plus élevé étant de 44,1865 % pour un seuil de l’usure à 12,92 %, pour la période antérieure à l’entrée en vigueur de l’article 32 de la loi n° 2003-721 du 1er août 2003.
  • Présence de délit de non-mention du TEG, délit prévu et réprimé à l’article L 313-4 du code monétaire et financier.
  • Présence de ruptures de crédit écrit, à répétition
  • Les fichages relatifs aux rejets sont tous abusifs.
  • La cotation Banque de France de l’entreprise passe à "X7"
    Mon activité, étranglée financièrement par la B.P.B.F.C., finit ainsi par disparaître, jetant sept personnes au chômage !! Et aujourd’hui, je me bats pour leur faire payer toutes les sommes dues, car ce qu’ils ont fait, ils n’en avaient pas le droit !!
    • Un nouveau fichage Banque de France s’en suit, pour la carte périmée, et pour une carte inexistante jamais délivrée : aucune opération carte n’est mentionnée sur les extraits de compte, sur la période étudiée !
    • La rupture de crédit subie par mon activité a généré une perte considérable !
    • La perte de mes revenus, générée par les pratiques irrégulières de la B.P.B.F.C. est très très importante ! Cette perte de revenus entraîne mon étranglement financier à titre personnel.
publié par adefab

1 commentaire:

  1. c'est bien là le comportement de tous, tous, tous les banquiers !

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