vendredi 8 juin 2012

Les contribuables français à la rescousse des banques Espagnoles.





Que les contribuables français se rassurent. Ils ne vont pas renflouer tout de suite les banques françaises… ils vont commencer par l’Espagne.

D’où l’expression : parler Français comme une banque espagnole.
  
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Banques : l'Espagne pourrait appeler à l'aide ce week-end
Selon Reuters, qui cite des sources européennes et allemande, l'Espagne demandera ce week-end une aide financière pour ses banques en difficulté. Une porte-parole du gouvernement espagnol a démenti.

"L'annonce est attendue samedi après-midi". La phrase est d'un responsable européen. Selon Reuters, qui a également eu un autre responsable de l'Union européenne et une source allemande, l'Espagne demandera ce week-end une aide financière pour ses banques en difficulté.

Cette demande devrait être formulée après une téléconférence de l'Eurogroupe prévue samedi, ont précisé les deux sources de l'UE. L'Eurogroupe devrait publier un communiqué à l'issue de cette téléconférence.

Une porte parole du gouvernement espagnol a indiqué ne pas avoir été informée de l'imminence d'une annonce sur le sauvetage des banques. Elle rappelle que le Premier ministre a dit qu'il attendait le résultat des audits sur le montant nécessaire à la recapitalisation des banques espagnoles. La Commission européenne également "n'a pas de nouvelle d'une demande d'aide de l'Espagne", a indiqué un porte-parole. "Si une telle demande devait arriver, les instruments appropriés sont en place, prêts à être utilisés", a-t-il ajouté, citant le Fonds de sauvetage de la zone euro (FESF).

L'Espagne BBB

Jeudi soir, l'agence de notation Fitch a dégradé la note espagnole de A à BBB. Et a laissé entendre qu'un nouveau déclassement n'était pas exclu à moyen terme en plaçant sa note sous perspective négative.

L'Espagne, avec les difficultés de ses banques et l'endettement de ses régions, est au coeur de l'aggravation de la crise de la dette de la zone euro. Fitch explique sa décision en évoquant le coût budgétaire probable de la restructuration et de la recapitalisation du secteur bancaire espagnol. L'agence l'évalue entre 60 milliards d'euros (6% du PIB) et 100 milliards (9% du PIB), ce dernier montant correspondant à un scenario de stress plus sévère, au lieu des 30 milliards de l'hypothèse basse. Le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les banques espagnoles montrera que ces dernières ont besoin d'une injection de capital d'au moins 40 milliards d'euros, ont dit jeudi à Reuters deux sources financières.

La dette brute de l'Etat atteindrait 95% du PIB en 2015, en prenant pour hypothèse un coût de recapitalisation des banques de 60 milliards d'euros, selon Fitch, qui anticipait en début d'année 82% du PIB à la fin 2013. Il est de plus en plus probable que Madrid devra recourir à une aide extérieure pour recapitaliser les banques, le gouvernement ne disposant plus que d'une souplesse financière réduite, note l'agence. L'Espagne resterait en récession cette année et en 2013, poursuit Fitch, qui projetait auparavant une légère reprise l'an prochain.


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