jeudi 14 juin 2012

Régine cesse sa grève de la faim après 14 jours de jeun.



Par Gérard Faure-Kapper

14 jours sans manger cela peut paraître faisable. C’est vrai si Régine était restée allongée en limitant ses mouvements au maximum. Il n’en a rien été.

Chaque jour elle a été en ville ouvrir son magasin qu’elle a tenu seule. Elle a continué à s’occuper de sa boutique avec tout ce que cela comporte. Et puis l’accueil des clients a toujours été constant.

Quelle leçon pour ces banquiers dont l’estomac gargouille à 12 heures 5 et qui sont au bord du coma à 12 heures 10.

C’est l’honneur des commerçants que Régine a défendu. Tous ces gens qui n’ont plus de week-end, qui travaillent jusqu’à point d’heure, qui ne se plaignent pas.

Tous ces commerçants qui sont des cibles faciles pour les prédateurs et racketteurs en tout genre.

Il est vrai que nous avons demandé à Régine de se réalimenter. Nous avons besoin d’elle pour continuer la lutte contre les privilèges du système bancaire.

Et comment ont réagi les autorités diverses ? Rien, silence. Certes elles se sont intéressés à elle, mais succinctement.

Quant aux banques, silence total.

Qu’avons-nous gagné par ce sacrifice ? L’affaire a été très largement diffusée chaque jour sur les réseaux sociaux. Les citoyens ont pris conscience que ce racket n’est pas une fatalité, qu’ils peuvent le faire cesser et se faire rembourser de tout.

Les gens ont pris conscience que les banques sont presque toujours dans l’illégalité et que les tribunaux les condamnent, pour peu qu’ils soient saisis.

Et que le temps de l’impunité et immunité de façade des établissements bancaires est bien révolu.

Merci Régine, tu as souffert mais le message est passé. Nous continuons la lutte tous ensemble.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire