dimanche 4 novembre 2012

L'adaptation des classes moyennes: devenez éréssahiste.



Par Gérard Faure-Kapper

Pourchassées, dénigrées, insultées, rackettées, méprisées, assommées, les classes moyennes se battent pour leur survie. Celle-ci, selon la théorie du vieux Darwin, ne pourra se faire qu'après une adaptation à leur milieu.

Voici l'enfer au quotidien de ces hommes, de ces femmes, de ces familles qui ont construit la France, pierre par pierre et sont les artisans de notre société. D'origine autochtone ou étrangère, ils payent le prix fort de leur naïveté et confiance en leurs gouvernants. Paysans sous Louis XI, mineur Cht'i ou Mazurien dans les mines, maçon de la Creuse ou de la Calabre, ouvrier chez Simca de la Bretagne ou des Aurès, le peuple français n'est plus bon qu'à donner aux chiens.

Que faire quand l'avenir est bouché. Je prends l'exemple d'un dossier parmi tant d'autres. Une petite famille a toujours travaillé. Pendant des années, elle a fait des sacrifices pour rembourser le prêt d'une maison. Devant la hausse du coup de la vie, l'augmentation de ses charges, elle s'est endettée. Et puis, il y a eu l'effet boule de neige.

La maison est vendue aux enchères. La somme à payer reste très importante. Les comptes sont saisis. La loi ne leur accorde que le montant du RSA et quelques allocations.

Plus aucun loisir, plus aucune dépense, économie sur le moindre paquet de pâtes en discount, absence totale de soins. Les enfants souffrent ? Il leur faut attendre que ça se passe. La mère n'a jamais fait de mammographie car elle ne peut pas avancer les 150 euros. Quant au début de cancer colorectal du père, il n'a qu'à se le mettre... là où il est déjà.

Et pourtant ils travaillent, ils se lèvent de bonne heure chaque matin et sont condamnés à travailler des années pour remplir les poches des banques et ce, jusqu'à la mort.


Et pourtant, il y a une solution pour retrouver la vie et la santé.


Voici le plan de redressement que nous avons conseillé. Il faut une rupture radicale.

Le couple démissionne purement et simplement de son travail. Plus de revenu, plus de prélèvement et l'insolvabilité est prononcée. Plus de dettes.

Puis inscription au RSA. D'abord pour bénéficier de la CMU. Résultat, couverture à 100%. La famille peut enfin se faire soigner gratuitement.

Demande d'un logement social. Aide au logement. La famille est logée correctement.

Cette famille revient ainsi à la vie.

Mais comment occuper tout son temps libre ?

Il y a tant à faire, gardiennage d'animaux, installer une cuisine par-ci, faire un déménagement par là, vider un grenier pour vendre sur internet, garder des appartements pendant les vacances, etc.

Je peux être critiqué pour écrire ce genre de conseils, c'est de l'incitation à la fraude, à la paresse et au parasitisme social. Pourtant ces trois mots s'appliquent si bien aux banquiers et autres exploiteurs.

Ce n'est pas cette famille qui s'est mise dans cette situation, c'est le système qui est en cause.

Depuis plusieurs années, l'APLOMB se bat pour la prévention du suicide pour raisons financières.

Alors, nous agissons dans ce sens et, pour reprendre une expression célèbre, par tout moyen à notre convenance.


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