mercredi 13 février 2013

Nous nous opposons vigoureusement à la limitation des frais prélevés sur les comptes.




Par Gérard Faure-Kapper

Nous nous opposons vigoureusement à la limitation des frais prélevés sur les comptes, surtout pour les PFEN (plus fragiles d’entre nous).

La raison en est très simple. LES FRAIS ET COMMISSIONS SONT DÉJÀ LIMITES PAR LE SEUIL DE L’USURE.

Comme le définit le Comité Consultatif du Secteur Financier et comme le confirme la Fédérations Bancaire Française, « les commissions d’intervention rémunèrent un service consistant à étudier la situation du client pour payer ou non une écriture présentée sur un compte non approvisionné. ».

D’une manière indiscutable et reconnue par tous, il s’agit de frais qui alourdissent le coût de ces découverts.

Ce coût étant reflété par le rapport proportionnel( coût, montant et durée du découvert), le taux effectif global ainsi obtenu NE DOIT PAS DEPASSER environ 21%

Toutes les études qu’effectue l’APLOMB font ressortir des TEG souvent supérieurs à 100%.

Limiter les frais signifie (par exemple) : « votre TEG ne sera pas 120%, mais sera limité à 80% »

CETTE MESURE DE LIMITATION EST LA RECONNAISSANCE DE PRATIQUES USURAIRES GENERALISEES.

« Ne vous inquiétez pas, cette limitation ne va toucher que les PFEN (plus fragile d’entre nous) ». Les autres continueront à payer le racket.

Question : comment les employés de la banques vont reconnaître les PFEN ?

Ben oui, personne n’a jamais pensé à ça.

Pas en consultant le compte. On ne sait pas si la personne possède un compte ailleurs. Le seul moyen, c’est la déclaration d’impôt.

Il suffira d’aller à la mairie avec sa déclaration. Là, ils vont vous délivrer une carte PFEN. Peut-être devra-t-on coudre une bourse vide sur ses vêtements.

Avec cette carte, vous courrez à votre banque tout fier : « regardez monsieur le banquier, je suis un PFEN, vous devrez limiter mes frais à 255€ par moi ».

Et que va faire le banquier ? Il n’aura qu’un seul mot : DEHORS !



Et pourtant, c’est beau de voir Moscovici (filiale à 100% du groupe DSK) annoncer avec des trémolos dans la voix : « Les banquiers acceptent de limiter les frais d’intervention pour les plus fragiles d’entre nous » Putain, il va me faire chialer.

Je plaisante, mais tout le monde s’est fait avoir, les associations de consommateurs en premier.

Je parle de l’AFUB qui siège parmi les banquiers et leur donne la caution des « associations de consommateurs représentatives »

Je parle d’UFC Que Choisir qui, loin de dénoncer cette manipulation de l’opinion, l’estime insuffisante du genre : « ce n’est pas à 80% qu’il faut limiter le TEG mais à 60% ». Ils se plaignent également du « manque de transparence ». Ce grief n’a jamais été soulevé par l’APLOMB. Pour nous tout est parfaitement clair.

Je parle du CLCV, (association nationale de défense des consommateurs et usagers), qui reconnaît bien volontiers que « la hausse globale des frais est assez faible, inférieure à l’inflation ». Merci, merci, Messieurs les Banquiers !

Je parle du Parti Socialiste qui préconise de plafonner les frais pour l’ensemble des particuliers. On limite le délit d’usure à 80% pour tout le monde.

Je parle de l’ensemble des journalistes qui foncent tête baissée dans ce piège et leur unanimité médiatique plonge un peu plus dans le désespoir un peuple à bout de force.

Heureusement pour les banquiers, Moscovici est là et veille à leurs intérêts : « la préoccupation de l’emploi est là pour moi. (Les littéraires apprécieront la prose.) Je ne veux pas que les banques aient des résultats qui se dégradent trop »

La boucle est bouclée. Le gouvernement « radis » vous informe que vous allez continuer à payer des frais énormes car vous devez assurer le salaire et les avantages sociaux de l’employé qui vous méprise, qui vous harcèle, qui vous insulte et qui vous rackette.

Cela dit, Moscovici n’a pas tort. Si l’employé est victime d’une compression d’emploi et se retrouve dans une charrette, comment pourra-t-il trouver du travail dans les entreprises normales avec un CV pareil.

En conclusion, comme jamais, l’APLOMB se retrouve la seule organisation nationale à défendre les usagers de la banque contre les banquiers-usuriers soutenus par le gouvernement qui les protège et les associations de consommateurs qui les cautionnent.

Plus que jamais l’APLOMB est déterminée à lutter contre l’usure qui est, avec la corruption, le chancre de la démocratie.


1 commentaire:

  1. non non vous n etes pas seul !
    c est un travail de longue haleine et je vous félicite du votre qui est exemplaire tout a fait d'accord avec vous la manipulation est de revoir les regles bancaire en vu de proteger les banques (soutien abusif, disproportion...)
    durée d'un procés entre 3 ans et cinq ans regles de 2009 + 5 ans = 2013 les banquiers ont peur des conséquences judiciaires a venir ils sont dans les cordes c est ni plus ni moins une tentatives desespere d' echaper a la justice il faut imperativement retablir les sanctions pénales contrepartie accordé aux banques en 2009 des banquiers en prison devrait en calmer quelques uns
    da cruz antoine

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