lundi 29 juillet 2013

Pourquoi et comment les banques veulent s'assurer le contrôle de la Justice


Par Gérard Faure-Kapper

Les combats judiciaires que nous avons menés s'avèrent payant. Les clients gagnent, les banques perdent et payent.

C'est irrémédiable et aussi sûr que 2 et 2 font 4. Les juges donnent raison au client car le client a raison, tout simplement.

Le problème pour les banques est de stopper l'hémorragie. Elles se trouvent obligées chaque fois de rembourser la totalité des frais prélevés sur les comptes de leurs clients.

De plus, et c'est plus grave, la totalité des intérêts des prêts immobiliers doit être également remboursé. En effet, une banque n'est pas capable de calculer correctement un taux effectif global.

Les banques ont contre-attaqué.

Elles se sont rendu compte de plusieurs choses. D'abord, le client doit être défendu par un avocat. Celui-ci doit s'assurer du concours de plusieurs experts. Et cet ensemble doit être bien coordonné par un chef d'orchestre.

Il s'agit le plus souvent d'anciens cadres bancaires ayant une longue expérience de ce travail.

Ils sont les seuls a savoir comment se déroulent les choses de l'intérieur. Par exemple, quand une banque parle de "traitement particulier" d'opérations non approvisionnées, ils savent qu'il n'y a rien derrière ces mots. Que les dossiers sont traités à la chaîne en quelques secondes chacun. Que le soi-disant travail d'étude et d'analyse de l'employé n'a jamais existé.

Et surtout, que les frais prélevés ne correspondent à aucun débours de la part de la banque.

Certains cabinets se sont montés. Souvent dirigés par d'anciens cadres bancaires, ils se sont assurés le concours des experts et des avocats.

Je connais plusieurs de ces cabinets. Leur travail est indispensable pour mener à bien une action contre la banque. Le cadre bancaire est le guide indispensable au client, à l'expert et à l'avocat pour le conduire au travers des dédales des souterrains de la forteresse financière.

Ce sont ces cabinets qui sont visés. Il leur est reproché l'exercice illégal de la profession d'avocat. 

Tout ceci est totalement faux. L'avocat coiffe le travail de ces cabinets.

Qu'il faille une définition plus précise de cette nouvelle profession, j'en conviens. Que ce type d'activité soit contrôlé par une Fédération, certes. Que l'accès à cette profession soit un minimum réglementé, sans doute.

Que chaque cabinet soit "parrainé" par un ou plusieurs avocats, qu'ils aient un réseau d'expert, tout ceci relève de l'organisation corporative.

Celle-ci manque dans cette nouvelle profession.

C'est dans ce sens que les banques commencent à les attaquer systématiquement et récuser l'avocat qui travaille avec eux.

Il est indispensable pour les banquiers de "maîtriser" l'institution judiciaire afin de décourager les juges qui auraient tendance à ne pas donner systématiquement raison aux banques.

Nous pouvons demeurer optimistes. Les juges voient l'évidence, les avocats sont de plus en plus précis et pointus.

Les banques ne pourront prendre ce pouvoir sur la justice sans la complicité du gouvernement.

Alors, je rappelle solennellement à toutes les parties concernées:

LA JUSTICE EST RENDUE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE PEUPLE FRANÇAIS C'EST NOUS

FOUTRE !



2 commentaires:

  1. J'ai travaillé dans le domaine des flux d'échanges interbancaire. Quand on connait par exemple le coût d'une opération de rejet de TIP, facturé entre établissement bancaire (0,50€) et le prix qu'ils facturent l'intervention à leur client (en 10 et 20€), on voit sur le dos de qui les banques font leur bénéfice!
    Pas mécontent de m'être orienté vers un autre secteur d'activité

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  2. Et la class action, qu'on puisse se payer les meilleurs avocats, ça en est ou ?

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