mardi 9 décembre 2014

Comment le Crédit Mutuel s'accapare l'immobilier de ses clients.


Par Gérard Faure-Kapper

"Cet article va encore me valoir des menaces de poursuites de la part du Crédit Mutuel.

Je dis simplement aux mutualistes du portefeuille que leur place n'est pas dans cette institution. Que le Crédit Mutuel n'a pas été créé pour permettre des manoeuvres illégales et usurières afin de récupérer pour une bouchée de pain, les efforts de toute une vie de leur client.

Le Crédit Mutuel a été fondé pour lutter contre les désastres de l'usure. Le Crédit mutuel, plus que tout autre banque, a un devoir d'exemplarité, car c'est sur le mutualisme que repose l'espoir d'un redressement du système financier. 

Bien sûr, le métier de banquier est difficile. Certes, le Directeur doit prendre souvent des décision désagréables pour ses clients. 

Mais la banque doit évoluer à l'intérieur d'une multitude de textes légaux et ne pas en sortir. 

L'affaire qui suit et qui touche la Caisse de Paris Bastille, est un bouillon de culture d'anomalies, d'irrégularités et d'infractions. 

Avoir oeuvré toute ma vie au sein de cette institution me donne toute légitimité pour dénoncer ces magouilles immobilières."

Voici le détail de cette affaire.

Mai 2010, un client achète un appartement avec un prêt de 360.000€ sur 25 ans et un relais de 170.000€ sur 2 ans.

Mai 2012. l'autre maison sur laquelle reposait le prêt de 170.000€ n'est pas vendue. Dans ces cas là, il est d'usage pour la banque, soit de prolonger de 2 ans, soit d'amortir ce prêt sur la durée totale.

Le Crédit Mutuel se rend compte que l'appartement a pris une grosse plus value et qu'ils peuvent espérer un confortable bénéfice en le vendant aux enchères.

Alors je prends à témoin tous les employés de banque. Ce qui suit est surréaliste.

Le prêt de 170.000€ est remboursé. Il est passé au débit du compte courant qui est ainsi débiteur de 166.000€.

La lumière qui a fait cette manoeuvre ne s'est pas rendue compte que le prêt perdait le bénéfice l'hypothèque et devenait un simple découvert sans aucune garantie.

Le client écrit alors en recommandé à la banque, lui donnant l'ordre de prélever les futures mensualités du prêt de 360.000€ sur une autre banque.

Le Crédit Mutuel, non seulement refuse d'exécuter cet ordre, mais ne prévient pas le client.

Juillet, août, période de vacances, le client ne se rend pas compte que son autre banque n'a pas été débité les mensualités. Quand il réagit, c'est trop tard.

Pourquoi le Crédit Mutuel a refusé d'exécuter cet ordre et a caché son refus au client ?

Réponse début septembre. Le Crédit Mutuel exige le remboursement de la totalité du prêt de 360.000€ au motif de 2 échéances impayées.

Ces échéances ont été impayées car le crédit mutuel a refuser de prélever l'argent.

Ensuite tout va très vite. La mise en vente judiciaire est lancée pour la modique somme de 300.000€. C'est une super affaire pour le Crédit Mutuel qui pourra, par ses "circuits" revendre le bien 800.000€.

Le client assigne la banque pour déchéance du terme abusive. Malheureusement, le sujet est technique, le juge ne saisie pas les nuances des termes et déboute le client.

Celui-ci fait appel. D'autre part, il agit au référé pour suspendre la vente.

C'est donc d'une manière tout à fait illégale qu'il décide de vendre à tout prix, demain, 10 décembre 2014.

N'importe quel jusriste comprend l'abus de droit, chaque employé de banque saisit la magouille. Cette opération est bien une manoeuvre immobilière pure, et surtout une très bonne affaire pour le "client" de la Banque.

Bien entendu, l'avocate du client se déchaîne et va utiliser tout les moyens. Bien sûr, le client va porter plainte.

la morale de cette histoire, c'est que les banques ont franchit un nouveau pas dans l'exploitation du peuple français. Soutenus par les parlementaires, il ne seront jamais désavoués par le pouvoir qu'ils ont mis en place.

Pour l'APLOMB, le combat sera mené jusqu'à son terme. Au delà d'une injustice monstrueuse, c'est le principe même de la Justice, ouvertement bafouée par le pouvoir financier, qui est en cause. 









4 commentaires:

  1. et les chefs de très petites entreprise qui se sont fait dépouiller leurs comptes perso pour "couvrir" une mensualité d'emprunt professionnel, et ainsi se faire voler leurs entreprises et leurs bien propres.
    le Cm est spécialiste de la transformation de dettes commerciales en dettes personnelles. résultat, on vous pique tout, avec la bénédiction du tribunal de commerce ( pour l'entreprise) et du tgi ( pour la dette créée de toute pièce par le CM). elle est pas belle la vie?

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  2. un ami est dans le meme cas que la reponse precedente ; un pret a titre professionnel sur un compte pro, et la BNP s'est servi du compte perso pour renflouer le compte pro, ce qui fait que fichage BDF, interdit bancaire, et perte de l'entreprise sur jugement du Tribunal

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    1. Le principal problème est que surtout les petits patrons se taisent et n'osent pas attaquer leur banque croyant que ces derniers ont raisons , et bien non ils sont pratiquement tout le temps en torts , croyez moi il y a de vrais failles dans leur façon de procéder , pour moi les premières conclusion de mon avocat demandent 100000 € de dommages et intérêts 9 ans après a la banque qui m'a financé et c'est pas fini ....

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  3. Justice immanente obligatoire et incontournable . Pendons la finance avec sa propre corde. Sortons l'argent des banques et arrêtons tous de rembourser nos emprunts. Si seulement 20 % en ont le courage, le système s'effondrera en moins de 8 jours. CQFD ...mais pour ça il faut du courage. À ce stade du cynisme , la dissidence devient un DEVOIR ...le reste, c'est de la littérature ....

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