vendredi 3 juillet 2015

Une chargée de clientèle du CIC se met à table. C’est dantesque.




Une chargée de clientèle du CIC se met à table. C’est dantesque.

Suite à mon article d’hier, nous avons été contactés par une chargée de clientèle du CIC. Sympathisante de notre cause et surtout de la vérité, elle nous a expliqués que notre article tapait juste, mais que la réalité était pire.

Retour en arrière. Le 28 janvier 2013, lors d’une audience de la chambre civile de la cour d’appel de Reims, au sujet des commissions d’intervention, le CIC déclare au tribunal :

« Cette intervention, qui rémunère une intervention humaine spécifique et ponctuelle génératrice d’un coût supplémentaire pour la banque, est nécessairement facturée qu’elle que soit l’issue réservée à l’opération qu’elle concerne, y compris lorsqu’elle aboutit à son rejet. »

Pour bien comprendre le niveau de mensonge du CIC, nous allons prendre un exemple tiré de la vie quotidienne.

Vous allez chez le mécanicien pour récupérer votre véhicule. Vous deviez changer la boîte de vitesse. Le prix affiché pour cette opération est de 800€.

Le mécanicien vous redonne les clés et vous demande de régler la facture de 800€.

Vous payez. Le mécanicien vous informe qu’il n’a pas changé la boîte de vitesse. Alors vous lui demandez pourquoi vous devez payer.

Voici sa réponse, copié-collé de la réponse de la banque :

« Cette commission, qui rémunère une intervention humaine spécifique et ponctuelle génératrice d’un coût supplémentaire pour le garage, est nécessairement facturée qu’elle que soit l’issue réservée à l’opération qu’elle concerne, y compris lorsqu’elle aboutit à son rejet. »

En d’autre terme, le service n’a pas été rendu, mais il faut bien payer le mécano qui a passé la matinée à essayer de sortir la boîte sans y réussir.


Cette jurisprudence d’appel du 19 mars 2013, confirmée par la cassation du 8 juillet 2014, révolutionne le droit commercial.

Quand vous commandez un service : coupe de cheveux, livraison de pizza, changement de joint de culasse, réparation d’ordinateur, ravalement de façade, course en taxi, changement d’une boîte à fusible, déménagement, massage thaïlandais, etc.

Vous devrez payer la totalité de la facture, même si le service n’a pas été rendu.

Le CIC le justifie parce qu’il y a néanmoins eu une intervention humaine.

C’est une révolution et un grand pas de plus vers la mise en esclavage de tout un peuple de travailleurs.


Mais ce n’est pas tout.

Dans les exemples aberrants que je viens de donner, il y a néanmoins eu intervention humaine.

Ce chargé de clientèle du CIC m’a expliqué qu’à sa banque il n’y avait que très peu d’interventions humaines.

Pour les refus d’opérations, 80% sont préprogrammées. L’homme n’intervient que dans 20% des cas.

Pourtant le CIC affirme devant la cour d’appel que l’homme intervient dans 100% des cas.

Pour les paiements d’opération, prenons le cas spécifique des jours de valeur. Un client explique : je le cite :

« Une info très importante sur le fonctionnement des frais d'intervention du CIC, y étant client pro j'ai observé finement que les frais d'interventions étaient créés des que le compte est virtuellement a découvert c'est a dire que lorsque le prélèvement fournisseur passe en j+1 le compte est considéré a découvert le jour précédent par le système automatisé de gestion du compte client et donc les frais sont facturés. Il ne peut pas y avoir d'étude du gestionnaire du compte puisque celui-ci n'est pas encore à découvert. Si vous avez besoin de plus d'informations n'hésitez pas. »

Le CIC facture l’intervention de ses agents alors que dans 80% des cas, ses agents ne sont pas intervenus.

Ce qui est terrible, c’est que la cour de cassation entérine ce raisonnement de la banque.

Seule la cour européenne de justice peut encore sauver le système judiciaire français en rétablissant la justice.




6 commentaires:

  1. Bonjour. Je voudrais bien savoir comment il peut y avoir intervention humaine lorsqu'un paiement, entrainant un découvert est un réglement par CB ou retrait a un DAB ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si, quand vous retirez au DAB, l'employé sort pour fumer sa clope et vous surveille du coin de l’œil
      .

      Supprimer
  2. Ce qui est bien aussi dans le genre, c'est que, quand un débit et un crédit passent le même jour, le débit passe avant et s'il vous conduit dans les négatifs, le jour est compté comme négatif...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exact, c'est la pratique du crédit agricole sud rhone alpes (Privas).

      Supprimer
  3. Crédit Agricole Privas :quelques HEURES de découvert d'un montant de 13 euro, 8 euro frais de commission d'intervention !!!! ça fait le teg a combien ?C'est du vol pur et simple !!!!

    RépondreSupprimer
  4. sur l'année, effectivement cela peut-être énorme donc usuraire !!
    faites inspecter vos comptes par a.p.l.o.m.b.
    tout le monde devrait le faire !!!

    RépondreSupprimer