mardi 16 octobre 2018

ALERTE ! Le Crédit Mutuel conseille couramment à ses clients une hérésie bancaire ruineuse.


Par Gérard Faure-Kapper

A une époque de ma carrière, j'étais responsable de formation et j'animais des stages sur les montages financiers.

Si, dans les simulations, un stagiaire m'avait proposé un montage comme celui que je viens de découvrir, il aurait été muté dans un placard avec interdiction d'en sortir avant la retraite anticipée.

Cela concerne la Caisse de Crédit Mutuel du Vieil Armand à Cernay, en Alsace. Ce n'était pas mon secteur Dieu merci.



Je ne nommerais pas ce chargé de clientèle. Appelons le "der Hans im Schnokeloch".

Un client se présente. Il veut un prêt pour construire une maison. Nous sommes en Alsace. Il travaille en Suisse et est donc payé en CHF.

Il a 150.000€ d'apport et demande un complément de 270.000€ pour compléter sur 20 ans.


La demande est simple.


Le chargé de clientèle du Crédit Mutuel lui propose un montage financier extrêmement spéculatif, très dangereux et totalement inadapté. Ce montage conduit le client à la ruine.

Et le Crédit Mutuel le sait très bien.


Prêt à remboursement du capital in fine adossé à un placement d’assurance vie.

Maison personnelle 

Novembre 2004.

Prêt in fine sur 20 ans
C'est à dire que le client ne rembourse les 650.000 chf en une seule fois, au bout de 20 ans, soit en 2024.

Entretemps, chaque mois, il ne paye que les intérêts.

650.000 chf  =  420.000 €

Et pour avoir les 420.000€ en 2024, soit les 650.000 chf

Le Crédit Mutuel lui propose de placer les 150.000€, qui étaient destinés à son apport personnel, sur une assurance vie, avec 300€ par mois de versement. Soit, au bout de 20 ans, 222.000€ de capital sur l'assurance vie.

Avec le jeu des intérêts et de la participation aux bénéfices de ce placement.

On peut estimer qu’en 2024, le capital placé sur l’assurance vie sera d’environ 420.000€

Ce qui permettra le remboursement du prêt in fine de 420.000€

C’est un montage très spéculatif et très risqué. Ce type de montage pouvait se justifier avec l’avantage fiscal que représentait la déduction des intérêts du prêt du montant des loyers perçus.

Compte-tenu de l’incertitude économique actuelle, c’était de la folie poue le crédit Mutuel de proposer cela en 2004.

Nous avions déjà un défaut de conseil.



Mais en plus, le Crédit Mutuel a proposé ce montage à une personne profane et novice, en accordant un prêt en Francs Suisses adossé à un placement en €.


Le risque que le Crédit Mutuel a fait prendre à son client, à son insu, dépasse l’entendement.


En effet, aujourd’hui, en 2018, pour rembourser 650.000 chf, il faut, non pas 420.000€ mais 570.000€

Soit, et c’est le hasard des chiffres, 150.000€ de plus, soit un montant égale à la mise de fond initial.

Et la situation et l’écart risque encore de devenir plus élevé dans les 6 ans à venir.


Si vous êtes victime de ce type de montage financier, contactez-nous  06 08 85 35 47


Une dernière chose pour le conseil d'administration bénévole de cette Caisse Locale, je rappelle qu'ils sont responsables de ce type d'infraction devant les tribunaux. 



















samedi 13 octobre 2018

Installer sa société dans l'Angleterre du Brexit: où en est-on ?


Par Gérard Faure-Kapper

C'est une question qui m'est souvent posée. Est-ce intéressant de s'installer en Angleterre.

Tous le monde parle du Brexit, les journaliste en font un article par jour, chaque mouvement de sourcil de Bruxelles est analysé, chaque expression de Théresa est décortiquée.

Mon avis là dedans ? Peut-être le plus juste et le plus avisé: personne n'en sait rien. C'est l'inconnu et rien n'est décidé.

Seulement, il faut être logique. Il n'y aura pas de révolution. Peut-être un passeport, voire un visa, une carte de séjour plus compliquée à obtenir,  des problèmes administratifs pour les questions d'assurance maladie, les transferts de fonds plus onéreux ?

Enfin, rien de bloquant.

Ici, ce n'est pas un sujet qui intéresse l'homme de la rue. Le Brexit ? On en parlait avant le 23 juin 2016. Depuis le peuple s'est prononcé. C'est un système politique inconcevable en France: quand on pose une question par référendum et que le peuple réponde, ça devient loi. Vox populi, vox dei.

Tous le reste, ce sera la misère, le chômage, le chaos... Ce sont les fantasmes de ceux qui craignent la contagion...



jeudi 11 octobre 2018

Litige bancaire : comment se défendre : association, avocat ou cabinets d’experts ?




Par Gérard Faure-Kapper 


Les clients des banques en litige avec celles-ci représentent un marché en constante progression, tant pour les associations que pour les cabinets d’avocat ou d’expert.



Que choisir ?


Les associations de consommateurs se divisent en deux. Leur point commun, les dirigeants sont souvent d’une totale incompétence en matière de technique bancaire..



Première catégorie : les grandes associations.

Elles sont souvent dirigées par des juristes. Elles sont subventionnées largement, ont accès aux médias et sont souvent sollicitées pour participer aux travaux de différentes institutions comme le comité consultatif du secteur financier.

Résultat, elles acceptent les propositions des banques et se font piéger par une confiance inconsciente. Ces propositions commencent toujours par une noble intention visant à favoriser les « plus fragiles d’entre nous ».



Seconde catégorie : les petites associations

Elles sont créées par des victimes des banques et pensent que le nombre les fera plier. L’activité principale de ces associations est de courir auprès des adhésions. Le langage est « Vous êtes victimes de votre banque ? Adhérez et nous vous défendrons ».

Résultat, des pétitions dont les banques n’ont cure, des manifestations sans aucune portée, de temps en temps un tombereau de fumier déversé devant l’agence, souvent un article dans le canard local.



En dehors de ces chimères, que restent-ils aux victimes des banques ?


Les avocats. C’est le meilleur moyen sous réserve de vérifications impératives : d’abord l’avocat ne doit pas défendre des banques par ailleurs, et d’autre part, il doit pouvoir présenter des résultats tangibles.


Les cabinets d’experts : Il faut faire les vérification sur leur avocat partenaire, et vérifier le cv du dirigeant du cabinet ainsi que ses résultats.


Ces deux dernières solutions peuvent être efficaces, mais restent onéreuses sans garantie de résultat.


Dernière solution : renoncer à attaquer sa banque et continuer à payer. L’argent ainsi économisé sera reversé, avec le temps, à sa banque.




mardi 9 octobre 2018

Conciliations: les banques méprisent ouvertement l'institution judiciaire.


Par Gérard Faure-Kapper


"Oui nous sommes coupables, alors venez nous chercher..."


Cette phrase rendue célèbre par le Président, illustre parfaitement la position des banques devant la justice.

Depuis 4 mois, nos clients ont saisi les conciliateurs de justice auprès des tribunaux pour obtenir le remboursement des commissions d'intervention.

Dans la démarche judiciaire, cette tentative de conciliation est une phase obligatoire depuis le 18 novembre 2016. Elle vise à dégorger les tribunaux.

Le client et la banque sont convoqués. Dans la plupart des cas, j'accompagne le client.


Résultat, la banque ne daigne pas se déplacer, alors qu'il s'agit d'une convocation de justice. 

Cela montre le mépris de la banque pour ses clients et pour l'institution judiciaire.



Néanmois, ce matin, une banque a envoyé son avocat.

Le client a présenté l'étude expliquant, démontrant et calculant le préjudice.

L'avocat, qui n'a même pas regardé et qui d'évidence ne comprenait rien, a déclaré goguenard: "Cette étude, c'est vraiment n'importe quoi. Si vous nous poursuivez en justice, nous demandrons un rapport à un expert judiciaire..."

Je le prend au mot et relève le défi. Oui, demandez une contre étude à un expert judiciaire. Partant des mêmes chiffres sur les mêmes extraits de compte, il arrivera forcément à la même conclusion: oui la banque se rend coupable de pratiques usuraires.



Pour les autres personnes "déboutées" du droit à la conciliation, nous avons les rapports de carence des conciliateurs. Le juge d'instance sera la première étape.

Un dernier conseil bienveillant pour la Banque Populaire: "ne changez pas d'avocat, car avec celui là, notre victoire est assurée..."




lundi 8 octobre 2018

Les cadres du Crédit Mutuel ont-ils bien lu les statuts ?



Par Gérard Faure-Kapper

Je commence à m'inquiéter du niveau de formation des cadres du Crédit Mutuel, principalement des Directeurs de Caisse.

Pas sur les techniques bancaires, de management ou commerciales, là ils sont au point.

Par contre, il semble qu'ils n'ont pas assimilé les arcades juridiques de l'environnement dans lequel ils évoluent.


Voici les faits.

Un client du Crédit Mutuel m'a missionné pour reconstituer les mouvements sur son compte afin de connaître le coût de ses découverts et le taux inhérent.

Les chiffres ont donné leur verdict: 32,54%, soit au delà du seuil de l'usure.



Je rappelle que, contrairement aux banques commerciales, une Caisse Locale de Crédit Mutuel est une entité juridique autonome et possède son RCS.

Cette entitée est dirigé par un Conseil d'Administration bénévole, élu par les sociétaires (les clients) et parmi eux.

Ce conseil d'administration a pour fonction principale: "d'accorder ou refuser les demandes de prêt et veiller à leur bon déroulement. Ils doivent être particulièrement vigilant sur le respect des clauses, notamment du taux annoncé."

Une des prérogatives de ce Conseil d'Administration est donc de traiter les réclamations sur ce sujet.




Revenons à notre affaire:

Dans le respect des statuts et des procédures, le client/sociétaire a écrit au Président du Conseil d'Administration pour lui demander d'inscrire sa réclamation à l'ordre du jour du Conseil.


Cette demande, le Président ne la verra pas car le courrier ne lui sera pas transmis.




Suite de l'explication sur le fonctionnement du Crédit Mutuel.

Un Conseil d'Administration n'a pas les compétences professionnelles pour exercer le métier de banquier.

Les Caisses Locales ont donc créé une entité indépendante pour les fédérer: c'est la Fédération.

Cette Fédération regroupe les salariés de toutes les disciplines de la banque.

Elle embauche notamment le personnel des Caisses Locales qu'elle détache dans chacune d'elles.


Ainsi le Directeur de votre Caisse est un employé fédéral mis à disposition de la Caisse.



Suite de l'affaire

Le Directeur a donc reçu le courrier destiné au Président. Il a ainsi pris connaissance de la requête de Sociétaire.


Il n'a donc pas fait suivre ce courrier à son destinataire, le Président, mais l'a transmis à la Fédération.

Celle-ci a fait la réponse habituelle au Sociétaire: "donnez-nous 2 mois pour répondre" sous-entendu, c'est non.


Nous avons donc là un détournement caractérisé de correspondance de la part du Directeur, et une usurpation de pouvoirs de la part de la Fédération.



Que va faire le client/Sociétaire devant un "non" prévisible ?

Il va assigner le Président de la Caisse pour pratique usuraire.

Celui-ci va se défendre en disant qu'il n'est pas au courant.


Le Directeur de la Caisse va se trouver dans une position plus que délicate.




Sachez, Messieurs les Directeurs de Caisse, que vous allez recevoir de plus en plus de courriers de ce type.

Je vous conseille de les faire suivre à leur destinataire. 




mercredi 3 octobre 2018

Frais bancaires: "Ah les cons... s'ils savaient..."



Par Gérard Faure-Kapper

Le 27 septembre 2018, "60 millions" et d'autres médias dénoncent le fait que les frais bancaires sont illégaux.

Tout le monde reprend l'info. Les pseudos associations de défenses lancent aussitôt une campagne "adhérez, adhérez, adhérez..." et les journaux d'augmenter leur tirage.

De quoi s'agit-il. Les frais sont illégaux parce qu'ils font dépasser le seuil de l'usure, ce qui est un délit ?  Non, de ça, absolument personne n'en a parlé.

Non, il s'agit de l'ordre de passation des écritures dans la journée. Les débits passent d'abord, puis les crédits, ce qui génère des commissions d'intervention.

Question idiote: quel client reçoit un extrait journalier avec les horaires de passation ? Personne. De plus, la banque ne le fournira jamais.


Alors, comment dénoncer cette infraction si les preuves sont impossibles à fournir ?



Puis seconde phase. Aujourd'hui, 3 octobre, j'ai connaissance de l'information suivante diffusée par le journal "Mieux Vivre":

"Caisse d’Epargne, Banque Populaire et Crédit Mutuel ont senti le vent du boulet et font machine arrière sur leurs frais d’incidents"


Déchaînement des associations sur Facebook: "On a gagné, on a fait plier les banques, adhérez, adhérez, adhérez..."


"Ah les cons, s'ils savaient..."

Non, je ne tombe pas dans le vulgaire et les écarts de langage, et encore moins dans le manque de considération des usagers.

Cette parole n'est pas de moi, mais du Président du Conseil, Edouard Daladier.

Hasard des dates, il y a très exactement 80 ans, jour pour jour, Daladier avait assisté, avec Chamberlain, aux tristements célèbres accords de Munich. Marché de dupe célèbre, premier acte de la seconde guerre mondiale.

Daladier, qui n'était pas naïf, avait tout compris. A son retour au Bourget, il fut acclamé par une foule en liesse. "La paix est sauvée, vive Daladier..."

C'est alors que le président Daladier a murmuré à son secrétaire: "Ah les cons, s'ils savaient..."



La situation d'aujourd'hui est identique. Les associations de consommateurs croient avoir fait plier les banques. C'est la liesse, ils se félicitent de la victoire et en profitent pour relancer les adhésions.



La vérité est toute autre.

Ils ne connaissent pas les banquiers, ils ne savent vraiment pas à qui ils ont affaire.

Faire passer le maximum d'argent de votre poche à leur poche, c'est de la haute technologie.

Pour avoir, en 1992, élaboré la grille tarifaire pour une fédération du Crédit Mutuel, en tant que responsable du marketing, j'en connais le mécanisme.






lundi 1 octobre 2018

Action collective contre la Banque Populaire suite à l'émission sur BFM TV



Par Gérard Faure-Kapper

Suite à l'interview par BFM TV sur les infractions de la Banque Populaire, nous lançons en octobre un groupement de plaintes contre cette banque.

Nous joignons bien sûr à cette action collectives, tous les dossiers que nous avons en cours, notamment contre la Banque Populaire de l'Ouest.

L'objectif, est d'obtenir le remboursement des commissions d'intervention, des intérêts, des lettre simples et des lettres info-chèque depuis 5 ans.

Si vous êtes intéressé, contactez nous avant fin octobre (http://www.aplombfrance.fr/contactezaplombinternational.html)
ou au 06 08 85 35 47.



Par contre, il ne faut pas se mettre dans le sillage des autorités de contrôle de la Banque de France qui ont déclaré vouloir s'intéressé aux "dépassements des plafonds mensuels".

C'est un piège grossier dans lequel la plupart des associations se jettent tête baissé.

En effet, les plafonds mensuels sont respectés par les banques, en général.

Et le fait d'attaquer sous cet angle, fait que la banque saura que vous êtes prêt à aller au tribunal.

Un recommandé vous demandant de solder vos comptes vous parviendra alors sous quelques jours.

N'oubliez pas que la banque est avant tout une affaire de spécialistes et de gens du métier.

Les amateurs et bénévoles n'y ont pas leur place.