lundi 16 janvier 2012

« 60 millions » dénonce le côté illégal des frais bancaires. Mais dénoncer ne suffit pas…


Le journal 60 millions de consommateur a toujours été en pointe dans le combat contre les banques. Contrairement à d’autres, ils ont fait la bonne analyse et n’ont pas parlé d’abus mais d’illégalité.

Ils enfoncent le clou en parlant de pratiques usuraires et rappellent qu’il s’agit d’un délit passible de 2 ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Récemment, Samia Ghali, Sénatrice et vice présidente du groupe socialiste au Sénat a posé une question dans les mêmes termes en parlant de délit commis par les banques.

L’APLOMB est particulièrement fière de voir son action et son discours ainsi relayé. Nous n’avons jamais parlé d’abus des banques mais de délit, et ce n’est pas du tout la même chose.

Et maintenant, que faire ?

Il faut présenter la facture aux banques. Elles doivent rembourser tous les frais illégaux prélevés depuis l’ouverture des comptes.

On va me dire, oui mais ça représente des milliards et les banques seront en difficulté.

Si l’on admet ce raisonnement, vous pouvez voler en toute impunité. Si vous êtes pris et que vous ne pouvez pas rembourser, on passe l’éponge.

Non seulement les banques devront rembourser des dizaines de milliards, mais en plus, c’est la prison qui attend leurs dirigeants.

Dans la pratique, si les banques n’ont pas la trésorerie nécessaire, elles doivent cet argent à leurs clients.

On peut très bien imaginer que cet argent soit placé dans un fond de retraite et soit rendu au client sous forme de rente dans quelques décennies.

Ainsi, en faisant respecter les lois républicaines, on règle le problème des retraites.

Et en plus, on relance la consommation des ménages, et en plus on règle le problème du surendettement, et en plus on améliore la trésorerie des entreprises, et en plus on facilite l’embauche et l’investissement, et en plus on augmente les cotisations sociales, et en plus on relance l’économie.

Tout ça en imposant le respect des lois républicaine.

Si un banquier veut vous expliquer le contraire, la seule réponse que vous pouvez lui faire :

« Vous avez le droit de garder le silence, si vous ne voulez pas exercer ce droit, tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous. Vous avez le droit à un avocat, si vous n'en avez pas les moyens un avocat d'office pourra vous être accordé par la cour. »

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