dimanche 29 janvier 2012

Le Diable s’habille en Paribas.


Le combat de l’APLOMB, c’est aussi pour sauver le système bancaire.

Nous abordons février 2012 assez sereins. La plupart des dossiers qui nous ont été confiés ont été traités. Nous attendons début février pour les lancer, banque par banque.

En effet, une grande association de surendettés travaille avec nous pour judiciariser tous leurs dossiers. Des Intermédiaires en Opérations Bancaires nous ont également rejoints. C’est un tsunami de réclamations.

Le Crédit Mutuel, par sa filiale Fortuneo, reconnaît implicitement la justesse de notre raisonnement. D’autre part, les juges ordonnent de plus en plus les remboursement.

Deux banques nous ont déjà contactés pour trouver une « solution ». Pour moi, la solution est simple : elles remboursent la totalité, point final.

Aujourd’hui, si nous sommes sûrs d’obtenir les remboursements, il faudra chaque fois présenter un dossier. Il ne faut pas compter, ni sur une loi, ni sur une action collective en justice (elles sont interdites en France, au contraire des Etats unis).

D’autre part, les banques nous ont bien fait comprendre qu’il ne sera jamais question pour elles de rembourser tout le monde, hors actions judiciaires.

Certains politiques critiquent notre mouvement dans la mesure où sa réussite serait synonyme de crash bancaire, et que le chaos qui suivrait serait bien pire que ce qui est supporté par les citoyens.

Non, ce ne sera pas Mad Max et il n’y aura aucun chaos.

J’ai calculé les conséquences pour la BNP Paribas de l’obligation de rembourser leurs clients de tous les frais illégaux.

C’est très difficile à estimer, mais partons du postulat que les frais représentent 50% du bénéfice. Que celui de la BNP est de l’ordre de 8 milliards, donc le remboursement porte sur 4 milliards. Sur 5 ans, cela fait environ 20 milliards.

Cette somme là ne représente qu’une petite partie des réserves de la banque et donc son pronostic vital ne peut être engagé.

Au contraire, ces 20 milliards ne quitteront pas la banques, ils seront sur les comptes des clients qui vont soit les consommer, soit les investir.

Dans tout les cas, la banque ressortira gagnante du fait de ce surcroît d’activité.

Le raisonnement est le même pour les autres banques.

Alors, pourquoi les banques s’obstinent à ne pas respecter la loi et provoquer elles mêmes le chaos dont elles seront les premières victimes.

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