vendredi 30 novembre 2012

Attentat de Karachi et financements occultes. Le Crédit du Nord mis en cause.



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L’ex-trésorier d’Edouard Balladur pour la présidentielle de 1995 a impliqué, devant un juge qui enquête sur le financement de la campagne, l’ancienne direction du Crédit du Nord dans le versement de 7 millions de francs en espèces sur le compte de campagne.
“Ce compte fonctionne depuis sa création dans une relation entre le cabinet du Premier ministre et les plus hautes autorités de la banque”, a assuré René Galy-Dejean au juge lors d’une confrontation, le 21 novembre avec Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, selon le PV d’audition consulté par l’AFP.
“Une instruction a été donnée”par l’un des responsables de la campagne d’Edouard Balladur “pour aller à mon insu, déposer les 7 millions au Crédit du Nord”, affirme-t-il.
Et de poursuivre: “quand je dis au siège du Crédit du Nord, je veux dire par là qu’un échange téléphonique”entre l’un des responsables de la campagne “et les autorités de la banque rendait tout à fait facile le dépôt exceptionnel de 7 millions de francs”. Il a toutefois précisé que c’est “a posteriori”qu’il “croi(t) pouvoir reconstituer les faits”.
“C’est évidemment une fable”, a rétorqué M. Bazire.
“Tout ce que le Crédit du Nord a pu faire à l’époque était légal”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole de la banque, confirmant qu’un compte de campagne avait bien été ouvert au sein de l’établissement, une filiale de Paribas cédée en 1997 à la Société Générale.
Chargés du volet financier de l’affaire Karachi, les juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke recherchent l’origine des 10,2 millions de francs versés le 26 avril, en espèces, et sans justificatif, sur le compte de campagne de M. Balladur, trois jours après sa défaite.
Devant le juge, M. Galy-Dejean, qui a toujours dénoncé l’existence d’un “double circuit”pour le dépôt d’espèces, a répété avoir déposé uniquement 3 millions de francs.
De son côté, M. Bazire a de nouveau réfuté avoir déposé les 10 millions de francs.
Devant les policiers, le responsable de l’agence gérant le compte de M. Balladur avait indiqué que le PDG de la banque, Bernard Auberger lui avait “demandé de s’occuper seul”du compte “et de ne pas en parler à (sa) hiérarchie”.
Il avait par ailleurs désigné M. Galy-Dejean comme son “unique interlocuteur”responsable du dépôt des 1O,2 millions de francs du 26 avril. Le trésorier “m’a indiqué qu’il provenait de la fête du RPR ou d’un meeting de soutien le week-end précédent”, avait précisé le cadre bancaire.
Le week-end en question était en fait celui du premier tour, le dernier grand meeting ayant eu lieu au Bourget, trois semaines auparavant.
Avocate de Gilles Sanson, blessé dans l’attentat de Karachi, Me Marie Dosé, a jugé les affirmations de M. Galy-Dejean “en totale contradiction”avec d’autres témoignages.
Par conséquent, “il semble utile d’entendre M. Auberger, tout particulièrement au vu des dernières déclarations de M. Galy-Dejean, tout en sachant que M. Philippe Auberger, frère de l’ancien président du Crédit du Nord a été rapporteur général du Budget entre 1993 et 1997 et qu’il a fait partie des députés RPR dits balladuriens qui ont soutenu la candidature de M. Balladur”, écrit Me Dosé dans sa demande d’actes.
Paris, 28 novembre 2012 (AFP)

1 commentaire:

  1. Tous des pourris.... Pendant qu'on trime comme des cons pour payer toutes les taxes, impôts, prélèvements qui nous étranglent . A vomir..

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