lundi 4 juin 2012

Crédit Mutuel, affaire Paris Bastille : il n’y a pas qu’en Espagne que les banques manipulent les comptes.




Par Gérard Faure-Kapper

Au début une banale affaire de tentative d’appropriation de l’immobilier d’un client. Scénario courant inspiré de l’affaire Paris Convention du Crédit du Nord. On rend exigible une somme due par un citoyen puis on le fiche abusivement pour l’interdire de se refinancer et enfin on met en œuvre les mesures conservatoires sur l’ensemble de l’immobilier de la personne.

Comme je l’ai expliqué maintes fois aux banquiers, pour réussir ce coup il faut mettre des spécialistes aux commandes et surtout ne pas laisser les initiatives au personnel de l’agence. Leur formation est souvent insuffisante pour mener à bien ces « opérations spéciales ».

En l’occurrence ils ont tout simplement manipulé les comptes de la banque. Un prêt relais arrive à échéance. Il est garanti par une hypothèque de second rang derrière le prêt principal.

Il fallait donc isoler la somme ainsi exigible sur un compte à part tenu par le contentieux avant de lancer le recouvrement.

Chers amis, il ne fallait surtout pas rembourser le crédit en débitant le compte courant car vous perdez ainsi le bénéfice de l’hypothèque.

C’est ce que vous avez fait parce que c’était le seul moyen d’avoir un motif pour refuser des chèques et ficher la personne, condition indispensable.

De plus, ces chèques avaient normalement été payés 10 jours plus tôt. C’est à pleurer.

Je vous avais expliqué tout ça dans un précédent blog pour vous expliquer en détail votre erreur.

Seulement, il ne fallait pas prendre mon texte au pied de la lettre. Suite à ça, vous avez manipulé les comptes pour que ces fonds n’apparaissent plus. Manque de chance la cliente sait utiliser son ordinateur et faire des copies d’écran. Je vous explique, quand vous voulez saisir une page, vous appuyez sur imp écran, en haut à droite, puis vous faites ctrl C, ensuite vous ouvrez une page, sur paint par exemple, vous y placez votre curseur et faites ctrl V… Vous avez compris ? Non, rien du tout… c’est pas grave, je continue.

Donc après avoir refusé les chèques et surtout refusé à la cliente de les régulariser, les 175.000 disparaissent des écrans radar aussi surement qu’un Lockheed Constellation au-dessus du triangle des Bermudes. Et puis, ce prêt fait son comeback à la manière d’un chanteur des années 70 voulant payer ses arriérés d’impôts.

La cliente est destinataire de lettres exigeant le paiement d’une échéance unique de 175.000 euros et elle reçoit en même temps des relances pour un compte débiteur de174.000 euros. Non messieurs, ce n’est pas du boulot c’est n’importe quoi.

Pour stopper ça, il ne faut pas aller dans la fiche prêt mais dans la fiche client, vous cliquez sur les options et vous décochez les envois de correspondance. Si vous n’y arrivez pas, un truc : vous mettez l’agence en adresse de correspondance. En tout cas, faites quelque chose parce que vous vous enfoncez les amis.

Une dernière chose, quand vous voulez exécuter un client, continuez à vous en prendre aux plus faibles et plus fragiles. C’est bonnard, ils n’ont pas les moyens de prendre un avocat et se font dépecer aux audiences par les vôtres.

Là c’est différent, vous avez voulu monter dans la gamme. On ne passe pas d’une mobylette à une GSXR de 115 chevaux. Au premier virage vous avez toutes les chances de tracer tout droit. Votre cliente ne va pas prendre n’importe qui comme avocat mais risque de vous aligner un serial bankers killer.

Que faudra-t-il faire à ce moment ? Prier, je ne vois que ça.

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