dimanche 17 mars 2013

Les banques chypriotes vont prélever 6,75% sur tous les comptes de leurs clients.


Par Gérard Faure-Kapper

Une nouvelle qui a dû ravir le porte parole de la Fédération Bancaire Française Pierre Moscovici. Les banques chypriotes qui probablement n'allaient pas assez vite pour puiser sur les comptes, ces banques vont prélever d'office 6,75% sur les comptes de tous les clients.

Magnifique idée à appliquer en France après la construction d'un pont d'or juridique par Taubira permettant aux banques de saisir votre maison en 3 mois chrono et hors de toutes procédures judiciaires.

Avec la crise, les banques, non seulement pourront devenir propriétaires du patrimoine des français, mais pourront prélever par simple décret sur les comptes.

Nous allons vers la guerre civile, disons le mot. L'UE va de plus loin dans ses accords avec les banques. Le gouvernement français nous le cache.

Une anecdote me vient à l'esprit. Au retour des accords de Munich en 1938, Neville Chamberlain fut acclamé par une foule à sa sortie d'avion. Il eu ces quelques mots, brandissant le papier des accords: "Peace is saved, I have a paper that Herr Hitler guaranteed"

Au Bourget, ce fut le même accueil délirant de la foule. Edouard Daladier s'éclipsa rapidement en laissant échapper à son entourage proche "Ah les cons, si ils savaient".

La situation est la même aujourd'hui. le Reich bancaire vole de victoires en victoires. Hier la Grèce, l'Espagne, le Portugal. Aujourd'hui la Crète, et demain qui d'après vous ?

Et à l'Elysée on rassure: "la paix est sauvé, je vous l'affirme..."

Voici le copier/collé du site reprenant ces informations.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/consternation-a-chypre-apres-l-accord-avec-l-ue-sur-le-plan-de-sauvetage_1232237.html


Face à des appels à manifester, le président a annoncé qu'il s'adresserait à la nation dimanche, pour défendre l'accord conclu samedi à l'aube, admettant dans un communiqué qu'il s'agissait d'une solution "douloureuse". 
A défaut d'un accord avec les bailleurs de fonds, Union européenne, Banque centrale européenne et FMI, "tout le système bancaire se serait effondré", a-t-il souligné, évoquant des milliers de faillites et "l'éventualité d'une sortie de l'euro". 
Après l'annonce du plan d'aide, le premier dans l'Union européenne à mettre largement à contribution les déposants, Chypriotes et résidents étrangers de l'île méditerranéenne étaient sous le choc, certains tentant de retirer leur fonds des banques. 
Le Parlement, engagé dans une course contre la montre pour valider cet accord avant que les banques ne rouvrent leurs portes mardi matin (lundi étant férié), doit se réunir dimanche pour entamer le processus de ratification du texte. 
A peine rentré de Bruxelles, M. Anastasiades a rencontré des dirigeants de partis politiques de l'île, et devait s'entretenir dans la foulée avec les dirigeants de banques basées dans l'île. 
Le président doit s'exprimer devant la Commission des Finances du Parlement dimanche à 09H (07H00 GMT) puis devant l'ensemble des députés à 09H30 GMT, avant une assemblée plénière du Parlement à 14H00 GMT. 
Les débats risquent d'être houleux, le parti communiste Akel, qui dispose de 19 sièges sur 56 au Parlement, et les socialistes de l'Edek (5 sièges) ayant d'ores et déjà rejeté selon les médias chypriotes le plan de sauvetage, également critiqué au sein du Diko (8 sièges), pourtant allié de M. Anastasiades. 
Chypre avait initialement demandé 17 milliards d'euros. Afin de réduire leur participation à ce prêt, les bailleurs de fonds ont demandé à Nicosie d'instaurer une taxe exceptionnelle de 6,75% sur tous les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil. 
Ces prélèvements, censés rapporter 5,8 milliards d'euros, seront appliqués à toutes les personnes résidant sur l'île. 
Les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d'actions, a précisé le ministre des Finances Michalis Sarris. 
"Catastrophe
Dans ses négociations avec l'UE et le FMI, le gouvernement a également dû céder sur une autre ligne rouge et accepter la hausse de l'impôt sur les sociétés. 
Chypre a obtenu une aide de 10 milliards d'euros, avec une contribution du FMI à hauteur d'un milliard selon une source diplomatique européenne. 
Peu après l'annonce des contreparties de l'accord, des dizaines de Chypriotes et d'étrangers mécontents ont tenté de retirer de l'argent des distributeurs automatiques. 
"C'est une catastrophe", estime un Chypriote de 45 ans venu retirer de l'argent. "Cela va nous donner envie de sortir de l'euro", dit un autre, retraité. 
Un dirigeant d'entreprise belge était également très inquiet. "Je ne sais pas encore si ça touche ma société, mais si jamais la mesure s'applique aux sociétés, c'est la faillite pour nous". 
"La situation est grave mais pas tragique, il n'y a pas de raison de paniquer", a tenté de rassurer le porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides. 
Bank of Cyprus, la première banque de Chypre, qui avait dû solliciter l'aide du gouvernement en raison de ses pertes liées à la crise grecque, a qualifié les décisions prises à Bruxelles de "douloureuses et surprenantes", estimant "parfaitement compréhensible que l'opinion publique soit inquiète". 
Une centaine de personnes ont manifesté samedi soir devant le palais présidentiel, a constaté un photographe de l'AFP, et une autre manifestation était prévue devant le Parlement dimanche matin. Le candidat déçu aux élections présidentielles de février, George Lillikas, qui avait fait campagne contre le plan de sauvetage a appelé à une mobilisation mardi. 
Chypre a demandé une aide européenne en juin 2012 après que ses deux principales banques, plombées par la crise grecque, ont appelé le gouvernement à la rescousse, ayant subi des pertes évaluées à 4,5 milliards de dollars. 
Nicosie devient le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d'un programme d'aide internationale. 
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